‹ Histoire de Montauban (volume 2)Chapitre 21 sur 28 · OUÏS · texte numérisé non relu

OUÏS

DE MONTAUBAN. 1.598 teur , pour se mettre à couvert des surprises ; la délivrance de tous les prisonniers; le rétablissement du sénéchal , de l'élection, des bureaux de navigation et de recette eic. eic. Sauf quelques restrictions , le cardinal accorda tout, le 22, veille de son départ (S).

Le maréchal de Bassompierre resta quelques jours dans la ville, tant pour remettre les ecclésiastiques en possession de leurs biens, que pour présider à la sortie des troupes, qui. pendant tout leur séjour , observèrent la plus exacte discipline (). On avait commencé la démolition des forufications, avant même le départ du cardinal. Calvières, président au parlement, et de Biscarras, lieutenant du roi, à Verdun en Lorraine, dirigèrent ce travail. Dès le 25, Bassompierre trouva le fameux bastion du Mouster tellement rasé qu'on n’en voyait plus la moindre trace. Il en fit son rapport à Richelieu , qui par-

(”) « Le maréchal de Bassompierre mit un tel ordre parmi les soldats, qu'il ne sembloit pas y avoir un seul homme estranger dans la ville, faisant mer cher les prévosts nuict et jour, pour recevoir les plaintes, mais il n’y en eust aucune. M. le cardinal, outre le pain qui fust distribué aux soldats , leur donna du vin à ses despens. A l’esgard de tous ceux qui logèrent dans les maisons , ils payèrent leurs hostes, sans leur apporter aucune incommodité. Les soldats achetoient leurs vivres selon la taxe ordonnée ; ce qui donna de l’admiration aux habitans , voyant six mille hommes de pied et deux mille chevaux parmi eux, sans aucune rumeur. » Matériauæ lc.

596 : HISTOIRE tt le jour même. Le reste fut démoli avec autant de diligence (.

(*) On trouvera tôt ou tard, dans les archives de la Maison Commune, un document dont nous regrettons de n'avoir pas pu prendre connaissance. C'est une relation détaillée de l’état des murailles et des portes de la ville, dressé le 4cr janvier 1627. Original en papier, à la liasse 42. — Ce fut en

1634, que les Consuls permirent de pratiquer des jours dans les murailles ,

pour éclairer les maisons qui leur étaient contiguës.

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