‹ Histoire de MontaubanChapitre 27 sur 60 · XXXXII AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

XXXXII AVERTISSEMENT

ressemble déja trop à une préface. — Il va sans dire qu’en rédigeant les quelques notes qui s’intercalent au récit de Le Bret, nous n’avons pas eu la prétention de combler les immenses lacunes que nous ÿ avons signalées. Pour cela, il n'aurait fallu rien moins que doubler l'ouvrage, ou à peu près. — Jeter un peu plus de jour sur certains points d'histoire générale ou locale, à peine ou mal indiqués par Le Bret; en rectifier d’autres, sur lesquels il n’eut point les informations nécessaires ; mettre, quelquefois, en regard de son récit , les récits plus modernes qui l’appuient ou le contredisent ; détailler, quand l'importance de la matière l'exige, ce qu'il présente en bloc ; justifier par des preuves ce qu'il affirme trop erûment; ajouter, enfin, à son livre ce qui lui manque à chaque page, la confirmation des documens originaux ; et présenter ainsi, pour la première fois, un dépouillement , sinon complet, du moins assez considérable , de nos archives communales ; telle est la seule tâche que nous nous sommes imposée.

Trop heureux , si, en consacrant quelques veilles à ces patientes explorations, à ces travaux sans gloire, nous ayions pu nous concilier, en retour de notre zèle et des motifs qui nous dirigent, la bienveillance de nos compatriotes ! Nous aimons à croire qu’elle nous tien—

dra compte de nos efforts, et que ses encouragemens

AVERTISSEMENT . XXXXIH d'aujourd'hui éveilleront bientôt, dans quelqu'un de ces jeunes hommes, qui grandissent sur notre sol, à l'ombre des fortes études, la noble ambition de faire, à l’histoire particulière de Montauban, la part distinguée qui lui revient de droit dans les fastes de la nationalité

française.

S Cet avertissement était imprimé , lorsque le Conseil Municipal, prenant en considération le vœu que nous avions eu l’honneur d'exprimer à M. le Maire, à voté une somme de 800 francs, pour contribuer aux frais de transcription des documens relatifs à l’histoire de notre ville, qui existent à la bibliothèque royale , dans la belle collection de Doat. Espérons maintenant que le. ministre de l’intérieur voudra bien compléter cette allocation, et donner des ordres pour hâter le plus possible un travail qui traînera indéfiniment , si l’autorité locale n’en sollicite pas obstinément Ia prompte exécution : elle devra se rappeler que les cartons d’un ministère sont des tombes où le sommeil des morts est rarement troublé. Nous regrettons bien vivement que cette patriotique entreprise ait été commencée si tard; mise en train deux ans plutôt, elle nous aurait fourni les moyens de combler les grands vides qui se font remarquer dans le livre de Le Bret, et que nous avons dù laisser subsister en partie, faute de matériaux suffisans. Du reste, ceci n’est pas, du moins nous l'espérons , notre dernier mot sur l'Histoire de Montauban. Il est probable que nous réaliserons , un jour, l’idée que nous avons conçue de publier, en un volume à part, une sorte d'inventaire raisonné des pièces historiques de nos archives , qui n'auront pu trouver place dans la présente publication, comme aussi de celles

Page 1