‹ Histoire de MontaubanChapitre 3 sur 60 · INTRODUCTION. HE · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. HE

but que la reproduction de l'une ou de l'autre de ces époques, voici quel a été invariablement jusqu'à ce jour le système employé pour les histoires particuhères d'un pays ou d'un peuple. Les siècles écoulés avant le Christ se partageaient en deux catégories : dans l’une on mentionnait comme un bruit vague la présence antérieure des Celtes, l’autre était consacrée à la conquête romaine et se bornait d'ordinaire aux détails donnés par César. Nous passons sous silence les chroniqueurs du moyen-âge qui tiraient tous les fondateurs des cités européennes de la famille de Priam.

Les choses ayant toujours été ainsi, une grande tàche nous restait done à nous autres modernes. Il s’agissait d’exhumer de sa vieille tombe cette antiquité celtique enveloppée , comme une momie, de siècles et d'hiéroglyphes. H fallait retrouver sa langue , deviner ses mythes, étudier ses ruines, et, en appuyant les conjectures issues de ces laborieuses et longues recherches sur les renseignemens écrits, arriver, sinon à la ressusciter , du moins à montrer son cadavre. En creu-— sant jusqu à elle on découvrait à mesure les superpositions grecque, romaine et gothique. Cette tâche, triste et sévère, est devenue la nôtre pendant les plus belles années de la vie : convaincu fermement que la philologie comparée est appelée à réaliser dans l’ordre moral les prodiges enfantés par l'anatomie comparée dans l’ordre physique (*), nous nous sommes occupé

{”) La connaissance philosophique des langues est une mine riche de vérités

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