‹ Histoire de Montesquieu d'après des documents nouveaux et inéditsChapitre 130 sur 263 · Eêêait · texte numérisé non relu

Eêêait

TBRS DB MONTBSQUIBU. 183

Qui soient Jusqu*à la fin d'une Tieillesse lente, Partagés par quatre repas.

Madrigal à madame la marqiÊiiê de Prie.

Les dieux, que vous vtntes surprendre, Disputaient entre eux, dans nos bois.

— C'est Vénus, disait l'un ; c'est elle, je la vois.

— C'est Minenre, dit l'autre; et je viens de l'entendre.

— Il est vrai, dit le dieu Faunus; Oui, c'est Minerve, je vous jure.

Mais, je crois qu'elle a la ceinture Que vous avez vue à Vénus.

Enfin Montesquieu entretenait une correspondance avec mesdames du Deffand et d' AiguUlon, le préaident Hénault, le conomandeur de Solar, le duc deNivemaiSy le chevalier d'Aydies, Bonnet et surtout sa fille Denise. Ces lettres et leurs réponses existent toutes, quoique le public n'en connaisse qu'un petit nombre. Du reste le style lourd, bien qu'un peu haché, avec des traits et des images brusques, n'a aucune des qualités du genre épistolaire. Mais il y a là des circonstances de sa vie, des détails sur ses grandes relations et des anecdotes curieuses de son siècle.

Comme Rossini, en composant le Barbier de SévUle et le comte Ory et en refondant Jfolse, Montesquieu, en écrivant les Lettres persanes et le Temple de Gnide et en corrigeant la Grandeur des Romains^ se prépa rait à donner son chef-d'œuvre.

Montesqnien et sas oclUboniteara à VEtprit dn Loit.

Sans doute la pratique, la méditation et la lecture ont la plus grande influence sur nous. Cependant on ne peut récuser le proverbe : c dis-moi qui tu hantes, et je te dirai qui tu es». Un des traits distinctifs de l'homme de génie est de prendre son bien où il le trouve, et de le trouver partout ; il a Tair de n'avoir ni famille, ni amis, ni ennemis, mais seulement des collaborateurs : comme la plante qui, cherchant sa nourriture dans l'air où baignent ses feuilles, et dans la terre où plongent ses racines, transforme en sa propre substance les éléments qu'elle y puise.

V Esprit des Lois a été entrevu sur les bancs de l'école de droit de Bordeaux, ébauché dans les Lettres persanes, fécondé dans les voyages de son auteur, et arrêté à l'époque de la Grandeur des Romains. Toutefois je suppose que Montesquieu emprunta beaucoup à ses relations pour composer son grand ouvrage.

Sans doute son frère ' , digne curé de SaintrSéverin

1 , Dae de LayneS| Mimoireê»

LB FRÈRB DB MONTBSQUIBU. ISo

de Bordeaux, puis abbé de Nisors en Comminges, ue joua pas un grand rôle dans la vie littéraire de l'auteur de Y Esprit des Lois. Montesquieu, du reste, composa pour lui un sermon ', que je serais bien curieux de posséder, et un morceau inédit ' que je puis publier dans toute sa naïveté.

Il faudra m'adresser cette lettre : je la porterai.

M. Combes, supérieur des Missions étrangères.

Mon frère, en m*apprenant que le roi m'avait donné Tabbaye de Nisors, m'a fait connattre, Monsieur, les bontés que vous avez eues pour moi dans cette occasion. Je sens que je ne les puis devoir qu'au témoignage peut^tre avantageux qu'on vous a rendu de moy. Je regarde cela comme un nouveau motif de devenir meilleur. Celui que vous honorez de votre estime doit être plus parfait qu'un autre. Je vous prie, Monsieur, d'agréer ma reconnaissance et de m'accorder votre amitié.

J'ai l'honneur d'être, avec tout le respect possible, Monsieur, votre...

Pas plus que de ce frère, on hésite à certifier que Montesquieu ait tiré beaucoup de Texcellent militaire auquel il a écrit la lettre suivante, qui m'est communiquée par M. Gérard West.

A U Bràde, le 7 Join 1749.

Mon cher cousin,

Vous avez déjà appris la mort de M. de Rochefort, et cela me fait une vraie peine. Il vous a nommé tuteur. Je crois,

1. Labat, Mémoiret de h SoeUtê éTAgem, 1SI4. Le ehâtMU de La Brède.

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