‹ Histoire de Montesquieu d'après des documents nouveaux et inéditsChapitre 129 sur 263 · EDITIONS DÉFINITIVES DR SES (EOVKBS · texte numérisé non relu

EDITIONS DÉFINITIVES DR SES (EOVKBS

il n'a plus yarié. M. Olleris * a très-bien démontré que c'est le seul qu'ait avoué Montesquieu et que Fédi* tion donnée par la famille est pleine de fautes et d'erreurs.

Je continue l'énumération des travaux de notre auteur. Mallet du Pan dit quelque part ' : c Le fils de c Montesquieu a deux volumes in-folio écrits tout enc tiers de la main du président, avec ce titre sur le c dos : Esprit François. C'est un recueil de chansons c choisies par lui-même » . Voici ce qui, à ce sujet» me semble plus vraisemblable.

Il existe à la bibliothèque de la ville de Bordeaux un sottisier^ qui lui vient de son Académie. C'est une collection manuscrite des vers les plus libres, depuis Régnier jusqu'à Grccourt, que leur note gauloise a empêché de publier en dehors des œuvres complètes, ou même d'imprimer. Je suppose que ce volume est celui dont parle Mallet du Pan, parce que Montesquieu aimait ce genre de recueil (nous l'avons vu déjà' en faire un, composé de satires), et parce qu'il contient des pièces qui lui sont attribuées par le copiste et qui sont confirmées ou corrigées de sa main même. J'en extrais trois morceaux de style différent, et médiocres comme tout ce qu'il a fait dans ce genre et qui expliquent son dédain pour la poésie : Montaigne

I . Con$idératiim$ wr les cohmi de h prantfeiir d$s EmmIm, Pirit, Malre-Nyon, t84S.

3. SajODt, Mémoire d^ Màlltî du ?«■• I. Chap. Il, p. )2, titpra.

Ta pénétré : « Puisque nous ne la pouvons avèindre, rcngeons-nous à en mesdire ' . »

Épigramme fwr r Académie

Tels snr l'Olympe radieux, Homère nous dépeint les dieux^ Balançant les destins de Troye et de la Grèce : Tels, dans le Louvre, abbés, évoques, cardinaux. Marquis, comtes, ducs, pairs, magistrats, généraux, Vrais demi-dieux en sçavoir, en sagesse, Prononcent, la balance en main.

Sur ORÀTTBR, QRATTB-GUL, eRATTIN.

Épitre au curé de Courdimaniche

Anacréon des curés de village.

Cher Courdimanche, honneur du Gatinoîs,

Des neuf Sœurs connais le langage.

Toi qui sur le Parnasse as grimpé quelquefois.

Favori du dieu de Tivresse

Gomme de celui des jardins,

Tu n*as point la délicatesse

De nos fades abbés blondins.

Ton gosier sans relâche avale ; Rien ne peut de ta faim interrompre le cours;

Tu jdius à la soif de Tantale

Le plaisir de boire toujours.

Gertes, pasteur, de toi je suis épris, Lorsque...

Je le vois servir de modèle

Et d'exemple à tous les maris.

Pnisse la parque patiente Ne te filer que des jours ^ras.

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