Lattre à Daelot, 15 août
2. Lettre de Montesquieu du 8 décembre 1754, et notes de Guaaeo; — Rousseau, Con/^Â<ioii«, iir. IX, 2* parlK^, 1756; — Madame du DcFfand, Correipondanee, édit. de Leseure, 186S, table; — La Gorse, Souvenirê iPun homme de cour, 2 fol. in -8. Paris, 1805 ; — Saint- Simon, MéwÊoiree,
médis, un souper. Là n'étaient invités ni son mari, Tamant obscène et irréligieux de la princesse de Conti, ni son fils, le ministre libertin et incapable de Louis XY , mais les hommes les plus brillants par leurs lumières, leurs talents et leur position, tant français qu'étrangers , séduits par son esprit abondant, actif, impétueux, original autant qu'orné, et par sa façon de parler élevée et ses manières obligeantes, c Son impartialité était si parfaite que les différents partis étaient contents d'elle, l'estimaient, l'aimaient et lui voulaient du bien. » Comme elle savait quatre langues, et que, selon le mot de Gustave III, c elle était le journal vivant de la cour, de la ville, des provinces et de l'Académie, » enfin qu'elle avait le jugement excellent, les auteurs la consultaient sur leurs ouvrages. Guasco lui dédia la traduction des satires russes du prince Cantemir, et Voltaire lui écrivit des lettres en vers.
Madame la duchesse d'Aiguillon, dit madame du Deffand, a la bouche enfoncée, le nez de travers, le regard fol et hardi, et malgré cela elle est belle. L'éclat de son teint l'emporte sur rirrégularité de ses traits. Sa taille est grossière; sa gorge, ses bras sont énormes ; cependant elle n'a point l'air pesant ni épais. La force supplée en elle à la légèreté.
Pendant ses séjours à Paris, Montesquieu, raconte un intime ' , vivait habituellement chez madame d'Aiguillon ; il l'aimait beaucoup parce qu'il pouvait écrire
1. Lettre de Montesquieu du 8 décembre 17&4 et laDOtede Gumqo.