‹ Histoire de Montesquieu d'après des documents nouveaux et inéditsChapitre 157 sur 263 · ESSAIS DE MONTESQUIEU · texte numérisé non relu

ESSAIS DE MONTESQUIEU

On comprend que ce système lui ait fourni une mine de notes, de mots, de saillies, d'historiettes, d'observations qu'il s'est souvent donné un mal infini à utiliser et qui sont parfois déplacées dans son grand ouvrage.

Nous avons vu Montesquieu plus d'une fois, comme son compatriote Montaigne, essayer des sujets. On se rappelle le traitédes Devoirs ^les Richesses de f Espagne^ le Discours sur la Considération et la Réputation, Walkenaêr ' a eu entre les mains les épreuves d'un petit opuscule inédit, intitulé : Réflexions sur la monarchie universelle en Europe^ que Montesquieu supprima c de peur, dit-il, qu'on interprétât mal quelc ques endroits, » et qu'il a résumé dans V Esprit des Lois^. Il existe, d'ailleurs, dans ses papiers, uneliasse appelée : c Morceaux qui n'ont pu entrer dans Y Esprit des LoiSj et qui pourraient former des dissertations particulières. » Les principales sont sur là^ Puissance paternelle y sur les Obligations sur parole ei sur les Successions.

Montesquieu puisait à pleines mains dans ses Essais^ y prenant des idées et des phrases, pour les transporter, les développer, les abréger, ou même les réfuter, dans son chef-d'œuvre.

C'est peutrétre ici l'occasion de parler de sa bibliothèque, c U est certain, dit-on ', qu'en parcourant les

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