ESSAIS DE MONTESQUIEU
On comprend que ce système lui ait fourni une mine de notes, de mots, de saillies, d'historiettes, d'observations qu'il s'est souvent donné un mal infini à utiliser et qui sont parfois déplacées dans son grand ouvrage.
Nous avons vu Montesquieu plus d'une fois, comme son compatriote Montaigne, essayer des sujets. On se rappelle le traitédes Devoirs ^les Richesses de f Espagne^ le Discours sur la Considération et la Réputation, Walkenaêr ' a eu entre les mains les épreuves d'un petit opuscule inédit, intitulé : Réflexions sur la monarchie universelle en Europe^ que Montesquieu supprima c de peur, dit-il, qu'on interprétât mal quelc ques endroits, » et qu'il a résumé dans V Esprit des Lois^. Il existe, d'ailleurs, dans ses papiers, uneliasse appelée : c Morceaux qui n'ont pu entrer dans Y Esprit des LoiSj et qui pourraient former des dissertations particulières. » Les principales sont sur là^ Puissance paternelle y sur les Obligations sur parole ei sur les Successions.
Montesquieu puisait à pleines mains dans ses Essais^ y prenant des idées et des phrases, pour les transporter, les développer, les abréger, ou même les réfuter, dans son chef-d'œuvre.
C'est peutrétre ici l'occasion de parler de sa bibliothèque, c U est certain, dit-on ', qu'en parcourant les