‹ Histoire de Montesquieu d'après des documents nouveaux et inéditsChapitre 170 sur 263 · Encyclopédie t V> volume · texte numérisé non relu

Encyclopédie t V> volume

7. Dictionmaire dtt tciencet philoêophiquei^- ^t N. Ad. Franck. Paris. Hachette, 187S. V* Monies^iuieu.

Notre publiciste ne prétend pas développer un projet de constitution, donner un code de législation ou décrire une société idéale. Son but, à la fois plus spéculatif et plus pratique , est d'étudier les lois tant civiles que politiques, dans leurs origines, dans l'ordre sur lequel elles sont établies, dans leur rapport avec la nature des gouvernements, le climat des pays, le genre de vie des peuples, leur religion, leurs richesses, leur nombre, leur conmierce, leurs mœurs, leurs manières. Son désir est de présenter à chaque nation c les raisons de ses maximes • et à tout le monde c de c nouvelles raisons pour aimer ses devoirs, son prince, « sa patrie, ses lois *... »

Le premier livre de l'ouvrage est intitulé : Des lois en général. D'abord Montesquieu donne sa définition célèbre : <( les lois, dans la signification la plus éten- € due, sont les rapports nécessaires qui dérivent de la c nature des choses ; et, dans ce sens, tous les êtres ont leurs lois : la divinité a ses lois, le monde maté^ riel a ses lois, les intelligences supérieures à l'homme ont leurs lois, les bétes ont leurs lois, l'homme a ses lois. » Des principes aussi formels s'opposent à ce que l'établissement et le maintien des sociétés aient un fondement artificiel et reconnaissent comme un fait nécessaire l'existence de Dieu et le gouvernement de la Providence ; en vertu de quoi < chaque diversité c est uniformité, chaque changement est constance. »

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