Lettre de Montesquieu, 12 mari
4. S^jQva,^DiS'kiniiim«$iéeiê à Vétrmger. Paria, Didier ;* 6aul« lieur, Etmdu nar TlTiiiotre UtUnàrt de la Swint fnmçaUê^ In-S. 6o* nàfe, ISM.
entré chez moi et in*a parlé de Thonnear qu*on veut faire à moo livre, en Ecosse, de l'y imprimer >...
A la lecture des deux chapitres où VEsprii des Lais donnait aux Anglais un compte rendu de leur propre constitution si judicieux et si piquant, si vrai et si nouveau pour eux-mêmes, lord Chesterfield après l'avoir lu pour la troisième fois, écrivit à Guasco':
Cest dommage que M. le président de Montesquieu, retenu sans doute par la crainte du ministère, n*ait pas eu le courage de tout dire. On sent bien, en gros, ce qu*ii pense sur certains sujets ; mais il ne s'exprime point assez nettement et assez fortement : on eût bien mieux su ce qu'il pensait s'il eût composé à Londres et qu'il fût né en Angleterre.
c Les papiers publics nous apprennent qu'on déchire « M. de Montesquieu en France, disait une dame « anglaise. Que n'a-tril écrit ici, on lui eût érigé une « statue ' . »
Enfin le succès allait venir à Montesquieu dans son propre pays.
Dès 1749, un conseiller au parlement de Dijon , publia Y Esprit de ^Esprit des Lois : excellente brochure, qui se vendit à deux éditions et excita la curiosité en faveur du livre défendu.
1. HUl Burton, Life and eorreêpondmee of Ewme. Loodon, IS48, I. I, p. 305 et 4S6.
2. Helvëtiuf, De fSêprit, Londrei, 1780; — Lettre de Montaeqaieu du 12 man 1752, Discoan it, eh. IV.