Lettre du 7 man
c mains des livres de droit. J'en cherchai Tesprit. > II devait trouver celui des lois, comme Newton trouva la gravitation, grâce à ce pressentiment et à cette téna^cité qui font les découvertes et les œuvres de génie.
Une idée, d'une pratique plus immédiate, du jeune étudiant, fut de se créer un plan de travail, dont l'esquisse existe dans ses manuscrits sous le titre de Manière d'apprendre ou d étudier la iurisprudenceK Il recueillait aussi des chansons^ qui formaient une histoire satirique de Louis XIY. On prétend que cette collection était destinée au roi d'Angleterre. Elle a dû lui fournir quelques traits des Lettres per^ sanes,
La Brëde allait également dans le monde. La position de sa famiUe lui permit d'être présenté et admis dans les premiers salons de Bordeaux : véritable faveur pour un esprit élevé qui, en lui créant de grandes relations, le met à la portée de bien voir les hommes et les choses, afin d'étudier les uns et de profiter des autres. On l'annonça' comme un homme d'esprit et il fut accueilli avec empressement par les gens en place, surtout par le plus illustre des gouverneurs de la province, le maréchal de Berwick, fils naturel de Jacques II. Leur amitié a laissé des traces précieuses : le cruel persécuteur des protestants fui