‹ Histoire de Montesquieu d'après des documents nouveaux et inéditsChapitre 29 sur 263 · gilf y, ubi êupra · texte numérisé non relu

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2. Éloge kiitorique de Jf. de Montesquieu^ InAn. t. HtOMli HUtoire de Juilly.

20 CHAPITEB II.

En 1723, I il sentait, raconte te P. Caslel', qu'on « ne lui avait pas assez Tait connaître le vrai précis • de la religion purement catholique dans sa première éducnlion. • Mais ses études littéraires avaient été très-solides^ ; ce qui lui donna d'être le plus instruit des écrivains de son temps, malgré les erreurs qu'ont |m relever dans ses ouvrages Crévier, Heyne et Hrnesti.

D'ailleurs tes grands génies d'Athènes et de Rome apprennent en général aux élèves passionnés l'admiration des républiques ou la haine des monarchies, et le mépris de l'humanité par l'orgueil de soi. Dans son commerce assidu avec eux, l'esprit de La Brède s'imprégna de théories démocratiques et de philoso- [>Iile stoicicoue : double trace visible dans tous ses livres et dans toute sa vie.

Son amour pour les auteurs s'était ofTensé surtout d'entendre les oraloriens lui dire que l'idolâtrie de là plupart des païens méritait la damnation étemelle. Aussi romposa-t-il, à vingt-deux ans, sous forme épistolairc,un petit écrit où il entreprenait de réfuter cette opinion, en appelant à son aide non-seulement quelques Pf'res de l'Kglise, comme saint Justin, maîsencore Casaubon, Laniolbe le Vayer et d'autres pyrrboniens. Il paraît depuis l'avoir résumé dans la XXXV" Lettre persane, qui proclame la tolérance religieuse et pré-

I, L'hemmf mtml oppott à rhemme ptifêtgut, ID-Il. S. E. Ton- DiiRii. 11 Ml. I.ntlr« XVI I — Trublat, Mémaim tv FjnttmtlU, t, Osrnailau, TUtltoa àr AordicK*.

L'ESPRIT DES LOIS. . 2t

tend que Dieu confondra un jour tous les cultes dans sa souveraine impartialité. « Le temps, dit-il, qui c consume tout, détruira les erreurs mêmes. >

Je suis porté à croire que le père du jeune La Brèdc lut cet opuscule; et peut-être que, voyant poindre dans son fils un libre penseur et un écrivain, il le détermina à ne jamais publier ce travail qui, selon sa famille ' c brille d'esprit et de traits d'une imagination c vive et lumineuse. »

Au surplus, La Brède était destiné à la magistrature. Ses deux grands-pères' avaient été présidents au Parlement de Guyenne, et son oncle Tétait encore. Le choix d'une autre carrière n'était pas possible. Il s'agit de faire son droit.

Cette étude comprenait les lois romaines, les canons de l'Église et toutes les coutumes de France qui étaient en vigueur selon les lieux ; à quoi il fallait ajouter les commentaires en grec, en latin, en patois et en français. Ces textes n'avaient pas encore été codifiés, en sorte que chacun était forcé d'approfondir la science des principes. Un de ses amis nous apprend que' : c Montesquieu était obligé par son père de c passer toute la journée sur le Code. » Lui-même t ajoute * c Au sortir du collège, on me mit dans les

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