‹ Histoire de Montesquieu d'après des documents nouveaux et inéditsChapitre 73 sur 263 · Genève, chei BarUlot et Sis, 2 vol. iii · texte numérisé non relu

Genève, chei BarUlot et Sis, 2 vol. iii

S. GitiUve Brunet, Diacoon da 3 décembre 1847, à l'Aeadémle de Bordeaai, dane les Àciês de eetle Aeadémie.

96 CHAPITRE yill.

Montesquieu avait trouvé une de ses voies : Téconomie politique. Ce morceau le fit sans doute remarquer du club de V Entre-sol^ et lui attira l'estime de beaucoup de ses membres qui étaient de l'Académie française.

Conmie on le voit, c'était un siège en règle. Il avait déjà les gens de lettres par le moyen que je viens de dire, et la cour par mademoiselle de Clermont ; il ne lui restait plus qu'à faire partie du salon où se faisaient les élections de l'Académie, car il y en a toujours un.

La marquise de Lambert' était la fille d'un maître en la Cour des Comptes de Paris, la bru du joli voyageur Bachaumont, la correspondante de Fénelon, l'auteur anonyme des Avis dune mèrcj et la veuve d'un lieutenant général des armées du roi, gouverneur du Luxembourg. A la mort de son mari, après avoir bien élevé ses enfants, l'idée lui vint, pendant les austérités de Louis XIV et les orgies du Régent, pour lutter contre l'introduction du café et la passion du jeu, d'offrir l'hospitalité à la causerie bienséante, vive, juste, fine, ingénieuse, délicate, un peu cherchée, moraliste et Uttéraire. Elle était noble, riche, âgée, instruite. Son salon fut composé de gens de condition, meublé avec un luxe qui ne préjudiciait pas aux malheureux, gouverné avec le tact le plus expérimenté,

I. Née en 1647, morte en 173S.lfereiire de France^ 178S, Article de FoDtenelle ; — Journal de Barbier» Parii, Charpentier, 1860, t. m, sur le lamberttnage.

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