‹ Histoire de Montesquieu d'après des documents nouveaux et inéditsChapitre 87 sur 263 · Ëloge hiitoriqae de M. de Mooletqaiea, imffûk · texte numérisé non relu

Ëloge hiitoriqae de M. de Mooletqaiea, imffûk

h» Beieiivil, Mémoirtê. PaHs^ Duiason, 1805,10-8,3 fol:, p. 18*.

Mt^ CHAPITRE X.

Leur diCTérence était dans leur nationalité, dont ils parlaient sans cesse, l'un vantant avec vivacité l'esprit de ses compatriotes ; l'autre, avec flegme, le bon sens des siens'.

On arrive à Venise, le lundi 16 août 1728. .

Des notes bien intéressantes devaient lui avoir été fournies par les deux hâtes les plus originaux de cette ville, les hommes^ qui connaissaient tous les secrets économiques et militaires de l'Europe.

On sait que Law a créé le crédit dans le monde et qu'il a été ministre des finances dans notre pays. Il n'avait conservé de ce passé que le goût des spéculations et un diamant assez beau. Sa vie se passait à faire des combinaisons aux jeux de hasard, à engager son bijou en cas de perte, et à le retirer en cas de gain. 11 accueillit, avec l'indulgence d'un inventeur, l'auteur des Lettres persanes^ qui avait été sévère pour lui', mais il ne convainquit pas le futur écrivain de Y Esprit des Lois^ qui devait le traiter encore plus sévèrement^. Montesquieu lui demanda un jour « pourquoi il n'avait pas agi comme le ministère anc glais à l'égard des Chambres, songé à séduire les

1. Diderot, Œuvres complites. Ed. Tourneui. Paris, Garnier, 1876, in-8. Letlre à Mademoiselle Voland, du 5 septembre 1763, t. XIX, p. 127; — Bezenval, Mémoires; — (Grosley), Nouveaux mémoires oa Observations sur Vlialie, Londres, 1764, in-12, t. II, p. 67. — Lettre inédite de Grosleyà Desmarest, datée de Venise, 4 août 1758. (Cabinet de M. Truelle Saint-Évron).

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