INTRODUCTION. XI
Aussi l'homme y est-il effacé par le publicisle. Voilà encore la légende prise, cette fois, par le côté politique.
Excepté le talent il n'y a rien à remarquer dans les notices sur Montesquieu faites depuis sa mort jusqu'à ces derniers temps. Les auteurs ' se sont plus ou moins copiés les uns les autres, sans se citer ni se contredire. Quant à Walckenaër, auteur de l'article publié dans la Biographie universelle de Michaudy je m'étonne que cet érudit, qui avait contribué à faire lever le séquestre mis sur les biens du petit-fils de Montesquieu émigré, se soit contenté de faire un mélange des trois légendes.
Un dernier embarras encombre cette biographie, car les préjugés ne vont pas sans erreurs. Je pourrais satisfaire la malignité du lecteur, en lui racontant mes courses et mes luttes à la recherche de la vérité. Pour montrer l'utilité du pyrrhonisme en histoire, il me suffira de raconter la découverte de deux inexactitudes, dont la plus sérieuse vient des étrangers.
Une généalogie des Secondât, publiée, en 1858, dans le Nobiliaire de Guyenne et Gascogne par 0' Gilvy, allègue que Montesquieu « avait épousé < en i7iS, à Glérac, le 22 mars, noble dame de Lar-