‹ Histoire de MontesquieuChapitre 124 sur 274 · Soulavle, Pièces inédites^ ubi supra · texte numérisé non relu

Soulavle, Pièces inédites^ ubi supra

b. Aimée littéraire^ M bb.

I7i CHAPITRE XIV.

fit transcrire et ordonna d'en mettre au feu le brouillon. Le secrétaire y jeta la copie. Le lendemain, l'auteur trouva l'original sur sa table et croyant que ses désirs n'avaient pas été exécutés, le brûla. Les mémoires dont il s'était servi avaient subi le même sort, au fur et à mesure qu'il n'en avait plus eu besoin. De la sorte ce travail fut perdu sans ressources, car il n'a jamais voulu le recommencer. On place la composition de ce livre de 1735 à 1739.

Entre temps, Montesquieu s'adonnait à d'autres ouvrages.

D'ordinaire, les membres de l'Institut de France acceptent le titre de correspondants des autres sociétés savantes et ne correspondent pas avec elles, se contentant de leur faire honneur. Il y a là une négligence dédaigneuse et maladroite. Notre grand écrivain n'en agissait pas ainsi, soit qu'il aimât à plaire, soit qu'il voulût montrer sa reconnaissance.

On connaît les relations qu'il eut avec l'Académie de Bordeaux et les dissertations qu'il y lut ou envoya. Voici, à ce propos, l'une de ses lettres inédites', datée du 27 juin 1737, au physicien et mathématicien Dortous de Mairan :

J'ai, Monsieur, une suite de microscopes, et je voadrais savoir de combien ils grossissent les uns aux autres. Je ne sais d'autre façon que de considérer un corps long comme un bout d'aiguille, de voir combien il parait au microscope le

I » Cabinet du baron Feillet de Gonches.

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