Caraccioli, Vie de Benoît XIV, p
de la correspondance de son maître et beaucoup de détails de sa vie.
Je veux dire aussi quelques mots du principal secrétaire de Montesquieu. En 1742, le grand homme cherchait un précepteur capable de surveiller l'éducation de son petit-fils. Il en parla. à son médecin de Bordeaux qui lui présenta son meilleur élève et le fit agréer. D'Arcet ^ trouva le moyen de s'acquitter avec zèle de ses fonctions, de suivre ses études particulières et de mettre ses loisirs à la disposition du grandpère de son élève. Montesquieu lui fit faire des recherches dans les bibliothèques et même l'employa à classer les matériaux de Y Esprit des Lois; en récompense, il le mit en rapport avec tous les savants de l'Académie des sciences. Ces relations aidèrent D'Arcet à devenir un des plus illustres chimistes de la fin du dix-huitième siècle, et, qui sait? à être membre de l'Institut et sénateur du premier Empire. C'est peutêtre lui, ancien étudiant en médecine, qui a suggéré à Montesquieu sa théorie des climats'*, laquelle est dans Huarte, Gallien et surtout Hippocrate ; car il n'a fait qu'étendre et appliquer à la législation ce que les autres avaient dit des températures, des saisons et des positions topographiques relativement à l'hygiène'.
1 . Diz6, Précis historiques sur la vie et les travaux de J, Darcet, Paris, an X, 1802, in-8.
2. Bordeu, Recherches sur l* histoire de la médecine; — Guardia, sur Huarte.
3. Hippocrate, traduct. E.LIttré. Paris, Baillière, 1840, in-8, t. II. Traité des airs^ des eaux et des lieux.