D'Ârgenson, Mémoires^ édit. P. Janet, in-12. Paris, U V
Les salons étaient alors, comme nous l'avons vu^ la première puissance. To^t de suite un de ses anciens collègues au parlement de Normandie, auteur d'un très-médiocre ^55âiz 5Mr le droit et la moraley assura^ chez Madame Geofifrin, qui le laissa dire, que <r V Esprit des Low était un Kvre plat et superficiel et fait des épluchures du sien^ » « Les philosophes, riposte l'autre, prétendent que c'est un très-mauvais ouvrage, sans ordre, sans liaison, sans enchaînement d'idées, sans principes. C'est, disent-ils, le portefeuille d'un homme d'esprit et voilà tout^. » Madame du Defifand, qui excellait à mettre ses jugements en saiUies , prononça que c'était « de l'Esprit sur les Lois', » et la société adopta le mot comme une appréciation et le fit circuler.
Après les bavardages, les écrits suivirent. Le public, en général, incapable délire une œuvre sérieuse, aime qu'on la lui résume légèrement pour lui permettre d'en parler en. conscience. Voici les principaux passages de la parodie qu'un comédien du roi , nommé Bonneval*, publia avec succès pendant deux années.
Vous avez lu VEs'pnt des Lois :
Que pensez-vous de cet ouvrage?
Ce n*est qu'un pénible assemblage De républiques et de rois.
i. CEuvres de Moniesqvieu, édit. Laboulaye. Paris, Garnier, 1876, l. III, XJLVi; — Clément, Cinq années Huérnires. Parlé j 'dO janv. 17 49.