PARODIE DE L'ESPRIT DES LOIS
Le sol est la cause première De nos vices, de nos vertus :
Néron, dans un autre hémisphère, Aurait peut-être été Titus.
Ainsi, sans un grand appareil,
On peut, dans le siècle où nous sommes,
Calculer la valeur des hommes,
Par les seuls degrés du soleil.
La liberté n'est qu'un vain titre, Le culte un pur consentement.
Et le climat seul est l'arbitre Des dieux et du gouvernement.
La progression continua : après le vaudeville, les journaux. Le P. Berthier, sensible à la justice que V Esprit des Lois rendait à la Société de Jésus*, en fît parler dans les Mémoires de Trévoux y numéro d'avril 1749, d'une inanière délicate. Après avoir attiré l'attention du lecteur sur ce livre et « applaudi de grand cœur au talent de l'écrivain, » le rédacteur « donna ses pensées sur quelques points où Montesquieu ne ménage pas assez la religion. »
Tout autre fut le ton des Nouvelles Ecclésiastiques. Dans leurs numéros du 9 et du 16 octobre 1749, les jansénistes, peut-être plus irrités^ de l'éloge que le grand politique avait fait de leurs rivaux que de ses erreurs de doctrine, chargèrent l'abbé de La Roche ^