‹ Histoire de MontesquieuChapitre 203 sur 274 · CEuvres, 4 vol. iQ · texte numérisé non relu

CEuvres, 4 vol. iQ

inédile datée du 10 juin 1739, que possède son descendant, le prince Galitzin.

Quand je me relus de sang-froid, je ne fus pas content ; je me trouvai faible, je me reprochai des personnalités, je jettai mes exemplaires au feu, à l'exception de deux.

L'auteur du Remerciement sincère et des Pensées sur le gouvernement^ joua un vilain rôle dans cette marche triomphale. Montesquieu se contenta de dire avec dédain et finesse : « Quant à Voltaire, il a trop d'esprit pour m'entendre. Tous les livres qu'il lit, il les fait ; après quoi, il approuve où critique ce qu'il a fait*. »

Montesquieu eut encore un succès. D'Alembert, non sans arrière-pensée, fit ainsi son éloge dans le Discours préliminaire de Y Encyclopédie :

Un écrivain judicieux, aussi bon citoyen que grand philosophe, nous a donné, sur les principes des lois, un ouvrage envié par quelques Français et estimé de toute l'Europe, ouvrage qui sera un monument immortel du génie et de la vertu de son auteur et des progrès de la raison dans un siècle dont le milieu sera une époque mémorable de l'histoire de la philosophie.

Quelques accessoires manquaient à cette apothéose. Thomas raconte ce nouveau triomphe ^ : « Le « fils de Louis XV, qui fut le père de Louis XVI, « avait lu Y Esprit des Lois avec la réflexion d'an

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