‹ Histoire de MontesquieuChapitre 205 sur 274 · APOTHÉOSE DE MONTESQUIEU · texte numérisé non relu

APOTHÉOSE DE MONTESQUIEU

que la contre-partie des critiques qui avaient d'abord assailli ï Esprit des Lois. Des deux côtés, ce n'étaient que personnalités sans mandat, et avocats sans responsabilité. Des individualités autorisées allaient le juger.

h* Esprit des Lois devant les autorités religieuses: l'Assemblée clu clergé ,

la Sorbonne et le Tribunal de Vindex.

On sait que le clergé de France tenait, tous les cinq ans, des assemblées générales pour traiter les questions intéressant la religion. Il y en eut précisément une en 1750. L'évêque de Sens, Languet de Gergy, à qui ses ouvrages de controverse avaient acquis une grande considération, fut chargé par ses collègues d'y faire un rapport sur un livre protestant dirigé contre les « immunités ecclésiastiques. » Il proposa d'examiner en même temps l'ouvrage de Montesquieu ; l'Assemblée s'y refusa. *

Cependant la même année, le \ ®' août, la Sorbonne^ nomma des commissaires pour examiner Y Histoire naturelle et l'Esprit des Lois.

Bufifon a dit ' conmie il en usa avec cette espèce

1 . Grimm et Diderot, Correspondance, ubi supra, t. 1 ; — Dom De- Tienne, Histoire de Bordeaux, in-4<>, 1771.

2. Voir Dom Devienne, Histoire de Bordeaux, in-4o, 1771 ; — Nouvelles ecclésiastiques du 23 janvier 1752.

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