‹ Histoire de MontesquieuChapitre 223 sur 274 · Revue rétrospective · texte numérisé non relu

Revue rétrospective

3 . Hill. BurtOD , Life and Correspondance of Bume^ Londop , 1848, t. I, p. 305 et 456.

moins deux amis qui font céder d'une manière si noble les petits intérêts de l'esprit aux intérêts de l'amitié.

On connaît de Montesquieu avec un médecin des environs de Nérac, une correspondance * qui est pleine de coquetterie. Tantôt il lui dit :

Il parait que vous n'avez pas besoin d'être soutenu par votre sujet, puisque vous me louez. J'ai lu avec bien du plaisir votre lettre, et je me rappelle avec non moins de plaisir l'homme d'esprit qui l'a écrite.

Continuez, lui dit-il plus loin, de cultiver les Muses ; elles demandent la jeunesse, ainsi que les Grâces. Jouissez longtemps des faveurs des unes et des autres.

Vous trouverez, Monsieur, ajoute-t-il ailleurs, que je fais réponse bien tard à votre lettre du 24 octobre. J'ai été toujours à cheval depuis ce temps-là, et j'aurais bien été flatté de vous voir... Ce que vous dites sur les Anglais est trèsbien et très-sensé. Effectivement, ils aiment les grands hommes de leur patrie, et, dans cette aatioa extraordinaire» il y a peu de geus qui n'aient un coin de mérite personnel.

Vous avez envoyé, écrit-il enfin (23 mars 1752), Monsieur, un bâton à un aveugle, en m'adressant votre Traité des maladies de la vieillesse. Je puis encore dire avec plus de vérité qu'Horace :

Eheu ! fiigaces, posthume, labuniur anni!

Votre livre sera le guide des vieillards ; il apprendra aux jeunes gens à ne pas se préparer, par la dissolution, de nouvelles infirmités pour cet âge avânt-coureur de la mort.

Dans une lettre inédite à Bielfeld *, datée de 4741 , il lui annonce son arrivée à Paris et lui dit qu'il est

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