‹ Histoire de MontesquieuChapitre 231 sur 274 · MONTESQUIEU AUTEUR GASCON · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU AUTEUR GASCON

avait exercé sur Montesquieu la profession qu'il avait remplie et la classe à laquelle il a appartenu. Il emprunta* de toutes deux quelques préjugés; mais celle-ci Fa aidé à mieux comprendre Thistoire et à expliquer le passé avec plus de respect ; celle-là lui a inspiré le goût des pensées sérieuses et surtout « l'esprit de modération qui, a-t-il dit ^ doit être celui du législateur. »

Un homme des mieux informés, Grouvelle , ajoute'^ : c< On assure que Montesquieu forma longtemps des « projets d'ambition : il se destina d'abord aux am- « bassades ; ensuite il aspira véritablement à la place « de chancelier. Il est impossible que de pareilles vues a n'aient pas influé sur ses opinions. »

Montesquieu porta encore dans ses ouvrages le génie et le patois de sa province. Je laisse à déplus compétents le soin de relever ses gasconismes ' conmie essayer dans le sens d'user, fatiguer ou déplacer, au lieu de débourser, sans compter les autres. Je me bornerai aux gasconnades.

La gasconnade est un jeu d'esprit, un trait d'imagination, une manière fanfaronne, brillante et ingénieuse de dire les choses. Tous les écrivains du sudouest de la France ont plus ou moins, du château de leurs pères, craché dans la Garonne. Sans douje Montesquieu a corrigé ce goût du terroir par la lecture des

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