Vicomte de Falloux, Lou/«X F
3i4 CHAPITRE XXVr.
lion des Cahiers qu'il remit aux Étals-Généraux reproduisit les idées de Montesquieu *.
L'Assemblée Constituante, (17 juin 1787 au 1®' octobre 1791) sembla d'abord s'y conformer^. C'est d'après ses principes que Necker fit le compte rendu ^ que Môunier regrettait dans le gouvernement la confusion des trois pouvoirs. On entendait un écho de Y Esprit des Lois dans le rapport de Bergasse sur l'organisation des tribunaux, dans l'apologie de la Constitution anglaise par Lally-Tollendal, dans maint discours de Clermont-Tonnerre, de Cazalès, de Malouët et même, vers la fin dé la cession, dans le génie de Mirabeau. Cependant l'influence de Montesquieu ' sur cette assemblée fut plus théorique que pratique» D'ailleurs il avait écrit* : « Abolissez dans une mo- « narchie, les prérogatives des seigneurs, du clergé, « de la noblesse et des villes, vous aurez ou bien un « État populaire, ou bien un État despotique. »
Ses idées furent moins puissantes encore sur l'Assemblée législative (du 1®' octobre 1791 au 21 septem-
lé Continuation de VArt de vérifier les dates,
3« Fendant cette législative, le 30 mai 1791, des représentants avaient proposé de mettre au Panthéon les cendres de Voltaire et de Rousseau. Camus dit : a Je demande que le même Iionneur soit accordé à Montesquieu, le seul peut-être des écrivains qui soit mort avec Tespoir fondé qu'il n'y avait pas une ligne à e£facer à ses écrits. » Et il parut un journal appelé les Lettres persanes,
3. Le ftls et le petit-fils de Montesquieu ne se montrèrent pas en* Ihousiastes delà Révolution, Tun dans son ch&(eau do La Brède, Pautre & la tête de son régiment de Gambrésis.