‹ Histoire de MontesquieuChapitre 250 sur 274 · LE CONSULAT ET L'EMPIRK · texte numérisé non relu

LE CONSULAT ET L'EMPIRK

ï Esprit des Lois ; Tlnstitut ' proposa pour sujet de poésie un de ses mots les plus mal compris : a La vertu est la base des républiques. » Le gouvernement élimina son petit-fils de la liste des émigrés^ et donna son nom à une rue de Paris. ^ Bonaparte enfin, lorsqu'il eut à nommer la Commission chargée de proposer une nouvelle législation, choisit pour la présider un disciple de Montesquieu. Le discours préliminaii^e de Portalis reproduit les grandes vues de Y Esprit des Lois ; et dans la discussion où s'élaborent les codes Civil, Commercial et Criminel, notre auteur, sans cesse invoqué, fournit presque toujours la raison décisive. Triomphe du génie modéré, qui sait concilier les principes de conservation avec ceux du progrès. Sous l'Empire (1804-1814), Napoléon, qui avait montré son peu de goût pour les publicistes, fit rentrer politiquement dans l'ombre, comme un idéalogue, Montesquieu. Son petit-fils, pour obtenir la levée du séquestre mis sur La Brède, avait proposé au directoire et au Consulat, ses manuscrits posthumes. On lui accorda sa demande à condition, je soupçonne, qu'il ne les publierait pas. Du reste, pendant les quinze ans de ce règne. Une parut qu'une seule édition des œuvres de Montesquieu, encore avait-elle été commencée sous le régime précédent.

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