‹ Histoire de MontesquieuChapitre 26 sur 274 · I/ESPR1T DES LOIS · texte numérisé non relu

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tend que Dieu confondra un jour tous les cultes dans sa souveraine impartialité. « Le temps, dit-U, qui -« consume tout, détruira les erreurs mêmes. »

Je suis porté à croire que le père du jeune La Brède lut cet opuscule; et peut-être que, voyant poindre dans son fils un libre penseur et un écrivain, il le détermina à ne jamais publier ce travail qui, selon sa famille * « brille d'esprit et de traits d'une imagination « vive et lumineuse. »

Au surplus, La Brède était destiné à la magistrature. Ses deux grands-pères'* avaient été présidents au Parlement de Guyenne, et son oncle Tétait encore. Le choix d'une autre carrière n'était pas possible. Il s'agit de faire son droit.

Cette étude comprenait les lois romaines, les canons de l'Eglise et toutes les coutumes de France qui étaient en vigueur selon les lieux; à quoi il fallait ajouter les commentaires en grec, en latin, en patois et en français. Ces textes n'avaient pas encore été codifiés, en sorte que chacun était forcé d'approfondir la science des principes. Un de ses amis nous apprend que' : « Montesquieu était obligé par son père de < passer toute la journée sur le Code. » Lui-même « ajoute* « Au sortir du collège, on me mit dans les

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