Lettre du 7 mars
22 CHAPITRE ÏT.
« mains des livres de droit. J'en cherchai resprit. » Il devait trouver celui des. lois, conime Newton trouva la gravitation, grâce à ce pressentiment et à cette ténacité qui font lés découvertes et les œuvres de génie.
Une idée, d'une pratique plus immédiate, du jeune étudiant, fut de se créer un plan de travail, dont l'esquisse existe dans ses manuscrits sous le titre de Manière dC apprendre ou d étudier la iurisprudence^ Il recueillait aussi des chansons ^ qui formaient une histoire satirique de Louis XIV. On prétend que cette collection était destinée au roi d'Angleterre. Elle à dû lui fournir quelques traits des Lettres per^ sanes.
La Brède allait également dans le monde. La position de sa famille lui permit d'être présenté et admi$ dans les premiers salons de, Bordeaux : véritable faveur pour un esprit élevé qui, en lui créant de grandes relations, le met à la portée de bien voir les hommes et les choses, afin d'étudier les uns et de profiter des autres. On l'annonça* comme un homme d'esprit et il fut accueilli avec empressement par les gens en place, surtout par le plus illustre des gouverneurs de la province, le maréchal de Berwick, fils naturel de Jacques II. Leur amitié a laissé des traces précieuses : le cruel persécuteur des protestants fut