SES TRAVAUX
« tique n'a pas ce champ de bataille, il en peut « prendre mille autres, parce que toutes les imprit meries sont ouvertes... »
Ces titres, ces services et ces qualités valurent à Montesquieu d'être nommé plusieurs fois président.
Mais ce qui nous attire le plus est ce qu'il a écrit pour cette société, à des dates diverses. Le malheur est que la moitié est inconnue, grâce à la négligence des uns et à la jalousie des autres. J'en ai trouvé des fragments un peu partout.
On peut diviser ce qui reste en plusieurs genres.
Les pièces les moins importantes ' sont une dissertation sur le système des idées (1716), où Montesquieu prouvait que celui de Malebranche est très-ancien, et une seconde sur la différence des génies^ dont je ne connais que le titre (1717).
La politique des Romains dans la Religion fut, à mon avis, le seul ouvrage remarquable qu'il présenta. Le fond, inspiré du traité de la divination de Gicéron', était faible, les recherches insuffisantes; le panthéisme et le christianisme y étaient confondus d'une manière fâcheuse, et le style contenait trop d'anti^ thèses ; mais on y trouvait des aperçus brillants, une curiosité sagace et déjà des considérations générales. Montesquieu lut cette dissertation en deux séances particuUères et eut un très-grand succès* : l'acadé-