‹ Histoire de MontesquieuChapitre 63 sur 274 · En · texte numérisé non relu

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3. Note de GuajMîo sur la leUro de Montesquieu, de Paris, 1742.

le roman des autres finit par le triomphe de la vertu et le désespoir de la passion.

Si mademoiselle de Glermont fut sensible à cette galanterie, rien ne prouve mieux que les femmes sont aisément touchées par les ouvrages qu'elles inspirent; car la seule chose remarquable du Temple de Gnide est la peinture des courtisans du prince de Gondé, sous le nom de- Sybarites.

Le lecteur préférera lire trois lettres inédites* de Montesquieu, qui sont vraisemblablement adressées à mademoiselle de Glermont. Elles ont été trouvées, après sa mort, dans les tiroirs où il les avait conservées pendant vingt ans, comme un trophée de jeunesse, et déchiffrées par moi sous les ratures qui attestent le travail d'un amant non moins épris que coquet.

« Je ne sais si je vous aurai assez dit, hier, combien je vous aime, combien je me donne et combien je me sens à vous, toutes les fois que je vous vois. Toutes' les fois que vous m'écrivez, il me semble que je vous aime davantage.

« Je vous remercie de ce que vous voulez bien travailler à me procurer les moyens de vous voir plus aisément, comme je vous remercie de mon bonheur.

« J'ai mille choses à vous dire. Je ne vous ai rien dit ; vous ne me connaissez pas [je ne vous connais pas]*; d'où vient que je vous aime?

1 . Cabinet de M. Demetz , fondateur de Mcttray ; — Sainte- Beuve, Causeries dû lundi, v» Montesquieu ; — Labat, Recueil de la Société d'Atif'ii, 1834.

2. Les mots mis. entre crochets étaient surchargés dans Toriginal.

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