L. III, ch. VI. — Que si Que si dans le peuple il se
dans le peuple il se trouve trouve quelque malheureux
quelque malheureux honnête honnête homme, le cardinal
homme, le cardinal de Ri- de Richelieu dans son testa-
chclieu dans son testament ment politique (idd/i7'é? qu'un
politique insiiiui qu'un mo- monarque doit se garder de
narque doit se garder de s'en s'en servir.
servir.
L. III, ch. xr. — De quelque côté que le monarque se tourne, il emporte et précipite la balance, et il est obéi.
Toute* la différence est que dans la monarchie le prince a des lumières, et que les ministres y sont infiniment plus habiles et plus rompus aux affaires que dans l'état despotique.
L. IV, ch. n. — Il permet la ruse, lorsqu'elle est jointe à l'idée de la grandeur de l'esprit ou de la grandeur des affaires, comme dans la politique dont les finesses ne Toffensent pas.
L. X, ch. VIII. — Une république d'Italie tenait des Insulaires sous son obéissance :
mais son droit politique et civil à leur égard était vicieux On se souvient de ce traité dans lequel elle promet qu'on ne les ferait plus mourir sur
De quelque côté que le monarque se tourne, il emporte toujours la balance. Il est vrai que les mauvais ministres dans la monarchie doivent avoir plus d'habileté; aussi en ont-ils d'avantage. Us ont plus d'affaires ; ils y sont donc plus rompus. Il est vrai que, pour s'en débarrasser, ils veulent quelque fois renverser les lois. Dans ce cas, ce gouvernement, en formant de pareils génies, est cet oiseau pui fournit la plume qui le tue.
Il permet la fourberie, lorsqu'elle est jointe à l'idée do l'esprit ou de la grandeur des affaires, comme dans la politique dont les ruses ne l'offensent pas.
Les Génois tenaient la Corse dans la sujétion : mais il n'y avait rien de si corrompu que leur droit politique ni de si violent que leur droit civil.
On se souvient de ce traité dans lequel le Sénat promit aux Corses qu'on ne les ferait