‹ Histoire de Montesquieu: sa vie et ses œuvresChapitre 218 sur 269 · MONTESQUIEU ET SES PROTEGES · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU ET SES PROTEGES

ses encouragements, Romas avait la gloire, avant Francklin, de découvrir le paratonnerre. Voici des lettres* inédites qui feront connaître quelques-uns de ses protégés et Tappui qu'il leur accordait. Il écrivait à son ami Barbot ' :

J'ai eu, il y a quelques jours, mon cher Président, uii entretien avec M. Roux, médecin très-estimable, qui m*a donné en communication un mémoire sur les dangers de la petite vérole. Cet homme mérite secours et protection. Je lui ai conseillé de quitter la province, où rarement on apprécie le vrai mérite ; et je lui ai promis des lettres de recommandation pour quelques amis de Paris. Rapprochez-vous de cet homme ; il est de la bonne espèce et mérile d'être connu.

Il écrivait'^ àTabbé Leblanc, le 13 septembre 1753 :

Je reçois, Monsieur, avec bien de la reconnaissance, et votre lettre et votre traduction de M. Hume, que j'ai lues avec beaucoup de plaisir; et l'auteur ne pourra pas vous accuser d'avoir aiîaibli son original : chose que les auteurs font quelquefois, parce qu'ils estiment trop leur original.

Le 13 juillet 1733, Hume, Tauteur anglais, recevait cette lettre...'.

M. de Jaucourt, qui a formé le dessein de traduire Touvrage de M. Wallace, me dit hier qu'il traduirait aussi le vôtre, sur le nombre des peuples chez les anciennes nations. Le public, qui admirera les deux ouvrages, n'admirera pas

f. Oernadaa, mss, '

Page 1