O'gilvy, Nobiliaire, ubi supra
9. Anquez, De Vital civil des réformés en France, in-8°, 18G8 ; .— Coquerel, Histoire des Eglises du désert.
rigtieùrs, mais il les avait rappelées par des ordon* nances dont la dernière datait du 8 mars 1715. Du reste, en 1749, le parlement de Bordeaux devait encore annuler trente-deux unions protestantes ou mixtes, envoyant les épouses à Thôpital et les époux aux galères.
La Brède persista dans sa demande, toutefois à la condition que le mariage aurait lieu de la seule manière reconnue par l'État : c'était ainsi qu'on tournait
la loi.
La fiancée vint habiter Bordeaux, et, après les deux publications indispensables, le 30 avril 1718, les futurs se présentèrent à l'église Saint-Michel.
Une ordonnance récente posait en principe qu'il n'y avait plus de protestants. Donc, n'admettant pas que l'un des époux le pût être, le curé maria cathoUquement « messire Charles Secondât de Montesquieu, sei- « gneur de La Brède, conseiller au Parlement, habi- « tant de la paroisse de Saint-Maixent , et demoiselle a Jeanne Lartigue de cette paroisse, en présence de « deux témoins, » dont l'un ne savait même pas signer. Ni l'oncle de l'époux, ni le père de l'épouse ne paraissent avoir assisté à cette cérémonie *.
Je me suis étendu sur cet acte ignoré, auquel cha-