‹ Histoire de Montesquieu: sa vie et ses œuvresChapitre 32 sur 269 · Ëd, L^aboutaje, Etage de Savigny, 1S · texte numérisé non relu

Ëd, L^aboutaje, Etage de Savigny, 1S

du peuple qu'il régit; il en est la manifestatioH , loin d'être une règle absolue. D'après Montesquieu, c les c lois ont suivi et doivent toujours faire les mœurs * » et c il ne faut pas faire par les lois ce qu'on peut faire c par les mœurs ^. » En un mot, au nom de la liberté, notre auteur ne voulait pas qu'un code, modifiât le caractère d'une population ; il prétendait que le génie national agit peu à peu sur le développement de la législation : chez nous on n'en a demandé l'unité, que lorsqu'elle a existé dans les mœurs.

Quoi qu'il en soit, l'histoire d'un membre de la magistrature assise et celle de sa compagnie, se confondent ensemble. Montaigne et La Boêtie, qui ont fait aussi partie de ce même parlement pendant une dizaine d'années chacun, n'ont pas laissé de traces de leurs fonctions judiciaires.

La tradition' dit que la carrière de Montesquieu fut pleine de dévouement aux intérêts publics, dé travaU et d'équité. Il s'est expliqué sans détour sur ses aptitudes : < Quant à mon métier de président , j'ai le « cœur très-droit, je comprenais assez les questions « en elles-mêmes ; mais quant à la procédure, je n'y € entendais rien ^. » Son génie donnait à ses pensées un essor trop élevé pour l'assujettir à celte attention détaillée que nécessitent l'étude des dossiers, l'audi-

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