‹ Histoire de Montesquieu: sa vie et ses œuvresChapitre 36 sur 269 · Éloge historique de M. ée Montesquieu., infra · texte numérisé non relu

Éloge historique de M. ée Montesquieu., infra

SES SUGCESSEORS. 39

On a remarqué ' qae, depuis 1749, lescoursportèrent dans leurs remontrances une théorie de droit public plus élevée que celle dont jusque-là elles s'étaient pré<valiles. Le fait a été attribué à la lecture de V Esprit des lois. Ce livre dit en effet :

c Que serait devenue la plus belle monarchie du c monde, si les magistrats, parleurslenteurs, par leurs c plaintes, parleurs prières, n'avaient arrèté^ le cours « des vertus mêmes de ses rois, lorsque ces monar^ < chies, ne consultant que leur grande Ame, auraient c voulu récompenser sans mesure des services rendus i avec un courage et une fidélité auàsi sans mesure '. »

Mais il n'a pas un mot en faveur des prétentions politiques de ces corps.

Quelques historiens ont supposé que Montesquieu aurait suivi ses anciens collègues dans leur opposition contre le chancelier Maupeou et même dans la demande des États-généraux, parce qu'il a écrit : c Comme dans tout État libre, tout honune qui est « censé avoir une âme libre, doit être gouverné par € lui-même... il faut que le peuple fasse par ses re- € présentants tout ce qu'il ne peut pas faire par lui- € même '. » En 1771 et en 1788, les parlements étaient bien changés. D'abord, ils avaient secondé

1. Camoin de Veace, Magistrature française^ m-8. ParU, 1862; — Alf. M aurj, les Parlements au dix-^mtième siècle (Revue des eours publics, 1867); — Lacretelle, Histoire du dix-huitième siècle, 181?, 3« édit.,t.]U, p. 128.

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