Mémoires, 1719, ch. ii
4. Des hommes célèbres de France au dix^huiiiéme siècle^ traduit de Tallemand par de Saur et de Saint-Oeniès. Paris, Renouard,
IMTttODUCTION. n
légende de Montesquieu s'est formée d'une façon qui a besoin d'être expliquée.
It était d'usage, sous l'ancien régime, dans les grandes familles de robe, que le fils aine composât la vie de son père. C'étaitune espèce de discours qui servait moins à faire connailre un personnage qu'à présenter à ses enfants et à ses collègues un modèle des vertus domestiques et parlementaires.
Le hasard protège toujours les chercheurs ; M. Lefèvre, marchand d'autographes, qui le tenait sans doute de Villenave, rédacteur des Annales politiques, m'a vendu un manuscrit' de vingt pages in-8° intitulé : Mémoire pour servir A Véloge historique de M. de Montesquieu par M. de Secondât son fils, et daté du 4 avril 1735. Ce document réunit les conditions du programme ; Sem et Japhet n'en ont pas usé autrement vis-à-vis de leur père ; chacun doit en faire cas. Ma seule peine est qu'il ait servi de base à tout ce qui a été écrit sur Montesquieu.
Je n'ose pas dire que M. de Secondât, homme soigneux de la gloire de sa maison, ait envoyé des copies de sa noticeà tous les auteurs qui lui en demandèrent Pourtant Dreux du Radier s'en prévaut dans ta table du Journal dé Verdun ; d'autres le firent croire
Voir, BUr ce inanuscril, l'Àaiiie litlér-airr, e qui préeède les (^iwres de Moiilcsquia . Puri», 1817. — Il eat imprimé infra pou