Loiiirs d'un ministre, Liège, 1787, in-8, t. Il, p
4. Corresj ondance de Montesquieu, Lettre du & décembre 17 50. Notes.
dire : c Le P. Toiunenime! Qa'est-ce que le P. Tour- M nemine? Je n'en ai jamais entendu parler. » ' Tous ces dégoûts, ajoutés à son projet de voyager pour son grand ouvrage, le déddèrent à accepter la chaise de poste d'un de ses amis, qui s'en allait à Vienne.
VoyagM en AUdmagn^i en Hongrie, en Italie, en Hollande et en Angleterre : leur inflaenoo. -^ Retour.
Montesquieu aimait infiniment les voyages et parlait avec éloquence de leur agrément et de leur utilité ' . Aussi son dernier mot était-il toujours : c II y a beau- « coup de personnes qui payent les chevaux de poste, mais il y a peu de voyageurs. ^ » Les seuls pour lui, avaient été Platon, Démocrite, Aristote ou Cicéron, s'eipatriant afin d'étudier un pays étranger, le physique et le moral des habitants, leurs mœurs et leurs lois, les causes de leur grandeur ou de leur décadence, et de visiter les célébrités dont Fentretien vaut des années d'observation. C'est que son but, comme te leur, était de rectifier, par la pratique des hommes et par l'évidence des choses, les préjugés nationaux et les systèmes préconçus, enfin de tirer delà conq[)a-' raison entre les peuples et leurs institutions des idées