‹ Histoire de Montesquieu: sa vie et ses œuvresChapitre 81 sur 269 · Correspondance^ 16 juin t · texte numérisé non relu

Correspondance^ 16 juin t

générales, capables de servir d'instnictioa aux diplomales et de méditation aux législateurs.

Une si haute théorie, mise en œuvre par un si grand génie, fait bien regretter la non-pubhcation de son journal de voyage*.

Montesquieu se mettait en route dans des conditions exceptionnelles.

Son compagnon était le comte de Waldegrave^, neyeu du maréchal de Berwick, homme fort distingué, ministre plénipotentiaire qui avait été envoyé d'Angleterre en France en i 725 , et qui allait de là à Vienne, d'où il devait revenir à Versailles en 1730.

Le titre d'académicien assurait alors la considération et les avantages d'un ambassadeur; la gloire des Lettres persanes le précédait et la bienveillance de son caractère l'accompagnait, c Quand j'ai voyagé dans « les pays étrangers, disait-il*, je m'y suis attaché 4L comme au mien propre ; j'ai pris part à leur fortune, < et j'aurais souhaité qu'ils fussent dans un état plus M florissant. «

n ne faut pas oublier qu'il emportait beaucoup d'argent; du moins il s'est plaint^ d'en avoir beaucoup dépensé ainsi ; mais c'est partout le meilleur moyen de bien voir et d'être bien vu.

Les deux amis partirent de Paris, le S avril 1728.

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