‹ Histoire de Montesquieu: sa vie et ses œuvresChapitre 88 sur 269 · MONTESQUIEU A ROME · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU A ROME

cob Vernet', qui devait être l'éditeur de Y Esprit des Lois. Ils assistèrent ensemble à la canonisation d'un saint. Le centre de sa vie fut le salon du cardinal de Polignac, un des plus fins ambassadeurs que la France ait eus, et auteur inédit de Y An ti- Lucrèce. Il connut, chez cette Éminence, le cardinal Corsini qui devint le pape Clément XII ; le père Fouquet, qui avait été missionnaire en Chine, et le père Vitry, qui « faisait, dita il, des médailles antiques et des articles de foi *. »

La Rome ancienne, celle des rois, de la RépubUque et des empereurs, avec ses monuments, frappèrent vivement son imagination et lui donnèrent l'idée des Considérations.

La Rome moderne le fixa aussi. Il en disait plus tard à Duclos ^ « que Rome est une des villes où U se « serait retiré le plus volontiers. » Il ajoutait* : » Si « j'avais des yeux, j'aimerais autant habiter Rome « que Paris. Mais comme Rome est toute extérieure, « on sent continuellement des privations, lorsqu'on « n'a pas des yeux. »

Avant de la quitter ^, il alla faire ses adieux au Saint-Père. Benoît XIII lui dit : « Mon cher président, « je veux que vous emportiez quelque souvenir de

1 . (Saladin?) Mémoire historique, sur la vie et les ouvraiies de iî. J. Vi'tnet. Paris, Genève, 1790, p. li.

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