Journal des savanis, 1877, p
2, Réraiisat, le Dix-huitième siècle eu AngUicrre» Paris, Didier.
faire démolir le port de Dunkerque et où, après quatorze heures de discussion, le gouvernement. obtint la majorité. Une de ses notes ^ mentionne que les membres criaient « aux voix! » pour empêcher le débat d'une question délicate et que « les ministres ne « songeaient qu'à triompher de leurs adversaires, et, « pourvu qu'ils y réussissent, vendraient leur pays. » Il approfondit les hommes et les institutions et les jugea, sans se préoccuper de la corruption des mœurs politiques, de la vénalité des consciences, de l'égoïsme des grands et du mercantilisme du peuple.
Enfin le désir lui vint d'être présenté à la cour. Il le fut le 5 octobre 1730, à Kensington, pour la première fois. La reine, Charlotte de Brandebourg, qui avait conversé avec Locke et Newton, voulut jouir souvent de son entretien'. A défaut du fameux chapitre de YEsprit des Lois, on connaîtrait son admiration pour l'Angleterre par une anecdote qu'il a racontée lui-même.
« Je dînais chez le duc do Richemond, gentilhomme ordinaire. La Boine, qui était un fat, quoique envoyé de France, soutint que l'Angleterre n'était pas plus grande que la Guienne. Je tançai mon envoyé. Le soir la reine me dit : « Je sais que vous m'avez défendue contre votre M. de La Boine. — Madame, je n*ai pu m'imaginer qu'un pays où vous régnez ne fût pas un grand pays'. »
1 • Noies sar rAngleterre.