‹ Histoire de Montesquieu: sa vie et ses œuvresChapitre 93 sur 269 · Ëloge de M. de Montesquieu, infra · texte numérisé non relu

Ëloge de M. de Montesquieu, infra

3* Penséetdiveries,

INFLUENCE DE I/ANGLETERRE. i27

Sa dernière remarque, celle qui le frappa pardessus les autres, c'est que ravénement de Guillaume d'Orange était Tère de la liberté constitutionnelle, c'est-à-dire l'union complète du prince et de la nation.

Ensuite il partit satisfait d'avoir trouvé la conclusion de son livre. C'était dans les premiers mois de 1731 ; la date précise en est inconnue, je vois seulement qu'il venait de partir, quand une actrice, exilée de rOpéra, apporta pour lui chez Chesterfield, une lettre de Fontenelle ' .

«... On dit que vous êtes fort bien auprès de la reine, et je l'eusse presque deviné, car il y a longtemps que je sais combien elle a de goût pour les gens d'esprit et combien elle est accoutumée à ceux du premier ordre... Si la reine voulait faire apprendre à danser aux princesses ses filles... elle serait trop heureuse que la fortune lui eût envoyé mademoiselle Salle. Enfin je vous demande votre protection pour elle en toute occasion, ou plutôt je ne vous demande que de la voir un peu, après quoi le reste viendra tout seul.. »

Montesquieu était resté environ dix-huit jnois , de novembre 1729 à avril 1731 , dans ce pays où les idées que les Anglais ont proposées en religion, en politique et en science, attendaient, selon l'usage', des Français pour les vulgariser. Un tel séjour eut une influence considérable sur lui, comme il avait fait sur Voltaire' et comme il devait faire sur BufiFon.

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