MONTLUÇON SOUS LIS SBIONBURB
Rivalité entra les chfttelains de SSontluçon et le sire de OouttlÂres. — Le* grandes Compagnies. — Dâfaite des Anglais au faubourg de la Presle. — Les vieux canons de l'Rôtel de ville. — La Confrérie des Ohevau-Fugs. — Fondation du Collège communal (1370). ~ Reoonstruotion du Ch&teau. — Mort de Louis IL — Réfection des fortifications. — Captivité et mort de Jean I" en Angleterre. — BCauvaise foi des Anglais. — Quelques aotes des XIV» et XV« siècle, extraits des archives de TAUler.
Rivalité entre les oh&telains de Hontluçon et le aire de Gouttières. -^ L'expédition officielle de la lettre de Louis II fut Euta par Haf tre Joan Baoderan, doyen du ctiapitro d'Hériason et secrétaire du duo.
Ainsi nos mattîBtrata municipaux, indépendammeut de l'aasiette des tailles, étaient chargés de tout le gouvernement de la commune et avaient le jugement de toutes les causes civiles et crimiDelles entre bourgeois.
Cette même année eut lieu le rachat des droits du Sire de Gouttières,
Quelques mots d'explications & ce sujet : Depuis longtemps existait une rivalité entre les seigneurs de Montiuçon et un descendant de la famille des Brodon, sire de Gouttières et de Lussac. Appuyé de gens qui relevaient de lui, le sire de Gouttières avait la prétention de lutter de puissance avec le seigneur de Montiuçon.
On ne sait au juste quelle cause poussait l'un contre l'autre ces deux voisins. L'histoire prétend cependant que cette rivalité avait son prétexte dans une rente dont le sire de Gouttières jouissait sur le château de Montiuçon.
Louis II négocia le rachat de cette rente et fut assez heureux pour l'obtenir du fils de Brodon, Thomas, dit Le Boru, en 1367. Ces Brodon étaient uoe des plus puissantes familles des environs. Il est question de l'un d'eux dans un dénombrement de 1398. Ils possédaient, entre autres propriétés: l'hélel, les domaines et seigneurerie de Gouttières, en la paroisse de Saint-Geneat, ainsi qu'un hétel à Montiuçon ; ils levaient le
cens sur les habitants da Chamblet, Uurat et prâlevaiant doa reotes de graiaa sur la paroisse de Saint- Victor.
La seigneurie de Goattiàres appartint aux Bradon jusqu'en 1717.
L*8 grandes Compagnies. — L'année 1369 vit la rupture du traité de Brétfgny et le retour des Anglais en Franoe. Pendaot que Louia II, Bocompagaé des principaux bannerets de son duché, rejoint l'armée du roi, trois capitaioes de ces aventuriers qui infestaient la royaume et qu'on nommait les grandes Compagnies ou tes tard venus, eavahisseut la Bourbonnais et dévastent les envlronsdeMontluçonetdeSouvigoy. Repousses et vaincus devant plusieurs ch&teaux, ils parviennent h surprendre de nuit et par escalade le chflteau de Belleperche oâ sa trouvait la duchesse douairière de Bourbon, mère du duc Louis.
DMalt* des Anglais au faubourg d* la PrMla. — Les vieux canons de llifttel de -ville. ~ A cette nouvelle, Louis II accourt, rassemble ses vassaux et vola & la délivrance de sa mère. Les Anglais étant survenus sur ces entrefaites, enlevèrent la duchesse. Louis II les poursuit at les atteint sous les murs de Montluçon, au fitubourg de la Presle. Secondé par las habitants, il les bat, leur tue beaucoup de monde et leur fait un grand nombre de prisonniers.
A ce propos, disons que, dans une des salles de l'hOtel de ville sont déposés, avec leurs boulets en pierre renfermas dans un caisson portatif de l'époque, daux canons trèsanclens, cerclés de fer et se chargeant par la culasse. Ces canons, qui datent certainement des premiers temps de l'artillerie, seraient d'après une tradition très plausible, un des trophées pris sur les Anglais sous les murs de Montlucon, d'après las uns, d'Ârgenty d'après les autres.
Avec ces canons,^ la villa de Montlucon posséda encore une balle couleuvrine, plusieurs autres petites pièces d'artillerie du x^vi* siècle et sept gros fusils de rempart ayant servi à la défense du ohAteau. Enfin la collection se complète d'une fort jolie pièce da canon da date plus récente, historiée, en bronze, donnée à la ville par le prince da Condé.
Toutes ces précieuses antiquités ont échappé k la destruction, on ne sait trop comment, car elles étaient autrefois déposées dans une salle de la porta des Cordeliers qui a été démolie, ainsi qu'on le verra plus loin, & la Qn du xviii' siècle. Nous faisons des vœux pour que la muniolpalité an pranae ie plus grand soin et les liasse connaître & la population montiuçonnaise, en les exposant dans un local ouvert au public, ne fût-ce qu'une heure ou deux la dimanche.
Elles pourraient ainsi constituer le noyau d'un musée dans notre villa.
D'après Malte-Brun {France pittoresque, ^ttion de i835) les faubourgs de Montluçon auraient tiré leurs noms actuels des guerres de cette éj oque (xiv« siècle). L'un dit-il, se nomme Bretonni, c'était celui occupé par les Anglais ; l'autre, la Gironde, oti logeaient sans doute les soldats gascons, auxiliaires des Anglais ; le troisième, Lombardie, où séjournèrent les Italiens envoyés par le duc de Milan & Charles VII, alors dauphin ; enHn le quatrième, la Prelle (Prœlium) était ainsi nommé en mémoire du combat livré aux Anglais.
Confrérie du Saint-Esprit ou des Chevau-fugs. — Pour perpétuer le souvenir de cette glorieuse action, le peuple montluQonnais fonda une Confîrérie, dite de Saint-Esprit ou des Ghevaa-fugs, qui se perpétua jusqu'en 1825.
Cette fête, dite de la Délivrance, se célébrait le jour de la Pentecôte. Ce jour-là, cinq confrères du Saint-Esprit, après avoir préalablement communié, revêtaient le costume militaire du moyen-âge et s'armaient d'un iuoffensif sabre de bois ; puis ils allaient à l'église Notre-Dame chercher, en grande pompe le Chevau et la lance d'usage.
Le Chevau était un coursier en carton, de moyenne taille, richement harnaché et percé au centre de son échine d'un trou capable de donner passage au corps d'un homme. Un des confrères, après avoir passé son torse par cette ouverture du cheval, se fixait à lui et on jetait sur le dextrier une housse ample et traînante, de ^on à ce que le confrère parût réellement le monter. Les quatre autres guerriers à pied se plaçaient immédiatement derrière le cavalier; d'autres confrères suivaient, portant: celui-ci le rabillon (masse du maître des cérémonies) ; celui-là le drapeau du Saint-Esprit ; l'un l'étendard de Bourbon, l'autre le grand livre des confrères. Puis, après avoir fait le simulacre de foire manger au > chevau ■ un picotin sur l'autel et de te faire boire dans le bénitier, la joyeuse troupe, fifres et tambours en tète, se mettait en marche vers l'ancien champ de combat. Aussitôt arrivés, les guerriers improvisés simulant une escarmouche, forment une mêlée dans laquelle les partis semblent ne plus se reconnaître et dans le fort de l'action, un des combattants se laisse choir comme blessé à mort et, pour se servir du terme usité, fait le « Gouneau t.
Deux de son parti prennent la fuite; les vainqueurs contemplent alors leur victime étendue, dansent autour d'elle au son du fifre, choquent, sur sa tète, leurs épées en cadence en chantant les refrains d'nsage et l'abandonnent.
Mais après quelques pas, le cavalier se retourne, aperçoit le mort ressuscité, fond sur lui et le terrasse de nouveau.Cejeuse renouvelait sur l'esplanade du château, chez les autorités de la ville et plus tard au
coaveut des Cordeliers, où acteurs et musiciens étaient traités avec une magnificence sans pareille.
Le soir du jour de la Pentecôte on portait la bannière et le grand'lîvre de la confrérie chez le plus ancien des confrères qui, pour l'hoDoeur qu'on daignai! lui faire, mettait ses tonnes de vin à la disposition des joyeux compagnons. Le lendemain et les jours suivants, la fête se transportait à Argenty, à Lavault, Saint- Victor et Blanzat.
Fondation d'un Collège. — Suivant divers documents n'ayant paa toutefois un caractère d'authenticité absolue, ce serait de l'aonée 1370 que daterait la iondation du premier collège de notre ville.
11 est de tradition constante que cet établissement qui fut le berceau des humanités & Monlluçon, était situé sur les confins des dépendances de l'important chapitre Saint-Nicolas, exactement rue Montpeyroux, sur l'emplacement actuellement occupé par l'Orphelinat. Son entrée principale -était rue Notre-Dame, (i)
Mesures défensives. — Le 9 mars 1371, le capitaine de Montlucon reçut du duc de Bourbon, une tettre lui mandant et commandant que tous les habitants de la paroche de Durdat viennent guetter en la ville de Montluçon de 15 jours en 15 jours.
Réfection des fortifloations. — Louis II fit davantage encore. Il répara les fortiflcalioas de la ville, dont les murailles, très hautes, eurent six pieds d'épaisseur et furent flanquées de quarante tours. Des fossés, larges et profonds, entourèrent de toutes parts ces murailles dans lesquelles furent percées quatre portes, précédées d'un poot-levis du côté
(1) Le plus ancieD parchemin qui luentioaoe les Ecoles de Hontlnfon, est uamaadement de Jean, duc de Bourbon, prescrivant la levée des impAU que les habitants de Montluçon se refusaient à payer, il est daté du 35 mars 1414 et ainsi conçu :
• Les consuls de notre ville nous ont e;<posé disaas, combien que de toute ancien-
• neié les hommes de la dite ville et Tranchise ont accoustumé de contribuer es alTaires ■ et impostz mis sus, assis et imposés par les ditz exposants appelés à ce huit
• praud'hommes de ta dicte ville seulement, mesniement quand les dictes choses, sont
• faites pour le bien public d'iceuli ; néanmoins de nouvel lee habltans et demeurans
• en la dicte franchise ont esté relusanl de payer leur part et porcion de certain
• impost deuemeni fait, assis et imposé par iceulx exposans, appelez h ce lesdits VUI
• proud 'hommes, tant pour la despeose faitte en certaine poursuitte faitle par les diz
• exposans contre le prieur de l'Bglise Notre-Dame du dit lieu de Monlluçon, pour rai-
• son de la coUacion et provision ms bscollbs de la ditte pai-oisse Notre-Dame, comme
• des gatsges de notre capitaine •
Le 11 mars 1511, les Consuls de Montluçon achetèrent de Pierre Alexandre une maison et diverses dépendances pour l'agrandissement des écoles de ta paroisse Notre- Dame.
ïGoogIc
a Histoire de Montluçon
de la campagne, et muoiei du côté de la ville d'uoe herae «a fer du poid» de trois mille livres. (1)
Reoonstruotion du ohtteaa. — Il recoustruiait aussi le obàleau sur la roche BÎluâe au centre de la ville. Cette fortereese oon tenait une enceinte continue scellée au roc lui-mâme et dont lea mura ne s'élevaient qu'4 la hauteur d'appui au-dessus du lomniet de l'esplanade. La mODOtonie de cette eaceinte était rompue par onze tours on peu espacées les unes dea autre! et d'une hauteur prodigieuse. Au-detsua de cette matae de remparta était la demeure du seigneur et de sm ofllclera défendue par un âoQJon carré qui existe encore et qui sert de tour à l'horlc^. A. oe donjon commençait une longuegalerle voûtée aboutissant A une défense extérieure de la ville, dite le Cb&telet, par où les restes des guerrien valDcus pouvaient, ea caa de perte de la citadelle, fuir hors des attelotea de l'eaDemi.
Une seule porte permettait d'arriver au château, si étroite et il basse que deus cavaliers n'y passaient de front qu'en s'abaissant sur le col de leurs coursiers.
Mort de Loule XI. — Le duo Louis II, après avoir donné en 1410, des lettres patentes pour la fondation deaCélestins de Vichy, allait porter le secours de aa vaillante épée au duc d'Orléans, en lutte ouverte avec Jean de Bourgi^e et se rendait à Poitiers, suivi de deux mille gentilshommes et de cinq cents arbalétriers. Arrivé à Mootiucon, Il se sentit fatigué et s'arrêta pour jr passer les fêtes de l'Assomption. Msûs le aoir même de ce jour, fl était pria d'une fièvre ardente et quatre jours plus tard, le mardi 19 août 1410, il succombait en son hdtel, k l'âge de 73 ans.
Captivité et mort de Jean I*' en Angleterre. — Jean !•'' succéda h son père Loula II en 1410. Les 09 décembre 1411, 13 février et 13 mal 1416, il renouvela lea lettres de ses aïeux concet'naot les ftrtificatfons de Mootiucon. E!o 1115, notre duc prit part à. lâ ^erre qu'Henri V d'Angleterre déclara au roi de France et fut fait prisonnier k la bataille d*Azincourt et emmené en Angleterre.
Ltiseé libre sur parole, avec missioa de travailler & la paix, il échoua dans ses négociations et loyalement retourna en Angleterre. Mais peu après, lors de sa captivité, II eut la faiblesse de signer en faveur du roi d'Angleterre un traité de vassalité sur tous ses domaines.
(1) D'autres travaux rureDtex<^-cui()s en 1610. Ladatc, gravée sur l'Dne des (ouni dp la partle-^st de l'enceinie, exiït« mcon, mtttH sr troove cachi^ mus un rideau de lierre. C«tte lonr est une dépendance de l'ancleniie malgoo Lamalgne, sise ft eW on TatMnt partie de t'orphelioat de la rne Montpeyroux.
ïGooglc
MONTLUÇON aOlIS LE9 SbIGNEURS iS
HftnTalH fol das Att^ali. ^ Son Ain d'abord, Mt vaHAUx ensuite, refusèrent de ratifier ce traita, constatant oependant des sommes considérables pour payer sa rançon. Mais les Anglais, pour leur honte, le fait, malhdureuËetnânt s'est ttvip souvent renouvelé, prirent l'argônt, sans, relâcher leur prisonnier, qui mourut à Londres le ô janvier 1^34, & t'Age de 53 ans et après iS ans de captivité, t^e S décembre l'i26 et pendant la captivité de Jean l", son troisième Als Louis de Bourbon avait épousé la dauphiue d'Auvergne et en dot avait reçu la Seigneurie de Montluçon.
Ot acte de donation wi ainsi libellé :
* Le duc el la duchesse ordonnent qu'on laisse en apanage audit Loys Monsieur,
• pour bien et en ^veur du dit mariage, la Seigneurie de Hontpensier, mais se réser- ( feilt la terre de Beaujeu; ils donnent oOmmo compamation iea castcls, ville et
• lerrM da Honlluçon aveo Im appartenances et dépendance* (sut en jualice, cenS)
• rantet et autm, boii, garknncs et autres roTanus el potteiaionB qualeonqun cl
■ d'autraé terres sa plus prds de MOntlufon qui valent plui qui iie VbvU la Verrt de
■ Beaujeu qui est au royaume, etc., etc. >.
Par testament, Jean I*' laissa également une aorame pour l'établisse- OMQtft MoatluçODi d'uD couvent de Gordeliars doot noua aurons k parler eo MD tempi.
Ch«rlM l" qm, pendant l« captivité de son pâiv, avait admtnlfitré le Boortwnnaia, hérita, & sa mort, de son titre et de ses Eltats. Mais nous ne nous attarderans pas k rappeler ce (jn'll flt en faveur de Charles VII, dont it avait épousé la sœui', et dont il soutint la causé. Nous ne saurions, cependant, passer sous silence la part cfU'il prit k la t^raguerle qui se termina par un traité de paix signé à Cusset, les 15 et 18 juillet 1440.
Charles I" trama avec te dauphin Louis, plus tard Louis XI, le duc d'Alençon et plMleura autrsi seigneurs comme Antoine de Ghabannes, le comte de VendOme, la Trémouille et autres, la révolte dite de la Praguerie, contre le roi Charles VII.
Cette révolte, qui avait été causée par Iqs sages réformes que le roi avait introduites dans l'organisation de l'armée et dans l'administration, éclata en mars 1440. Mais grâce à l'activité que déployèrent Charles et ceux qui lui étaient restés Ûdéles, les rebelles furent battus, dispersés et obligés de ftiire leur soumission. Le nom de Praguerle était devenu synonyme de révolte à oause des soulèvements dont la ville de Prague était sans cesse le théâtre i. cette époque.
Le dauphin, peudant cette guerre, s'était réfugié it Montluçon, qui fut pria d'assaut par l'armée royale.
Ptmraoeller la paix, le flia de notre duc épouse Jeanne de France, une des filles do Charles VIL Charles l<"' se retira alors dans ses domaines.
46 HiSTOlBE df: Hontluçon
Quelques aotes des XIV' et XV* siàoles extraits des arclÙTes de l'Allier.
1810. — ■ A tous... Rahouz chalhenx, chevalliers, baillis de Borbonnais.salui.
• Comme li borjoès deHonlicon ayanl prcslé â monsseigaeur une rharrete garoie à « troès chevaus pour aller en l'est di Liou, à laqueile il n'estoyent tenu & presler, si a comme il disoyent se n'est oèt di leur courtasi, si comme il disoyent estre contenu
• en leur privilège et comme il montroyent par aucunes lectres seclées du sol
• madame de Borbon. Noue, ne volenz eidits houijoës, tourner eu préjudice ou I Lcma avenir... ; laquel charrete doit estre randue ans ditz liouiioÉs en aussi bon
• point comme il la presteront.
• Moulins, le jour de St-Uenoux 1310. »
1883. — Quittance d'une somme de 400s^t. payées par les bourgeois et habitants de MorUlupon au duc de Bourbon t pour cause de questes imposées sur eux du
• commandement monseigneur pour le mariage mademoiselle Marguerite, lille
■ monseigneur et lame Jehan de Suli, madame, l'an mil CGC. trente-deux, le samedi
< avant la StClément.
{Archives de l'AUier, série £., ¥tUe de Uontluçon. Parchemin).
1860. — Mandement de Louis, duc de Bourbonnais au bailli de Bourbonnais. — * Comme de nostre volonté et assentiment, les habitanz, bourgois et commun > de nostre ville de Montiuçon soient armé et garni d'arnoys, glèvez, carges, juppons,
• artillerie et d'autres harnoys nécessaires pour la garde et tucion de leur corps et
< de notre dite ville ; nous aux dessusd. nos bourgois et commun, pour considération n des guerres et de ce qui sont en frontière leur avons ottroyé et donné de grftce « espécial que pour dehte ne pour obligation de leur diz arnoys ne d'aucune choses B dessnsd. Il ne aucuns d'euh puisse estre guagé, cxéquté ne y celui harnois pris ne « arresté.
Sonvigny, le 15 novembre 1360.
(Archives de l'Allier, série £., Ville de Montiuçon, Parchemin.)
1807. — « Thomas Brandon, damoiseau, fils de feu Pierre Brandon, chevatier, a vend et cède au duc de Bourbonnais et à ses successeurs, pour 210 francs d'or,
■ une rente de cent sols en deniei% et de quarante-deux seliers de seigle qu'il avait « droit de prendre chaque année sur le chftleau de Montiuçon,
« 31 Août 1367, .
{Archives Nationales, page 1364, iV» 127S). (Titres de la maison de Bourbon 3011).
1880. — 0 Loys, duc de Bourbonnois
« Stavoir faisons à tous présens et avenir que comme nous appartienne la cure
• et garde de la chose publique de nostre pays de Bourbonnois, et par espéciat de
< nos villes de Moulina et Hontluçon...., avons ordonné et ordonnons les choses qui t suivent.
ïGoogIc
MoNTLUçoN SOUS LES Seigneuhs 47
€ Que nul bouchier ne sera esdites viHes el ne pourra tuer char, s'il n'esl bon, t suffisant et personne notable, et sera ordonné et institué par le chasiellaiji de la
• ville à l'Égard des deux plus saflisans boui^ois et de deux des plus suRisans
• bouchiers de une chacune des dites villes, et si luy semble estre suffisant et profit, table et celui qui sera institué et ordonné bouchier ne pourra exercer le dit office
• jusqu'à ce qu'il aura fait le serment en la main du chatellain de le bien faire el > garder justement et loialement les dites coutumes el usages de la boucherie, et 1 aussi de nous paier tels drois el redevances comme il est contenu en nos terriers.
■ Et eu outre, ordonnons qu'à chacun an, en présence de notre chatellain, il t soit éleus deux des plus notables el sufUsans bouchiers qui, le long de ladittc 0 anuée, seront gardes et visiteue desdittes boucheries; aflin que l'on y tue ny mette 0 char en vante qui ne soit bonne, saine ; et pour oster tous doutes aucun ne pourra
■ tuer ni beste que premièrement elle n'ait été amenée en lieu publique et qu'elle
• aye été trouvée vive, saine, buvant et mangeant et visité par lesdils deux bou-
• chieraj en présence de deux boui^ois choisis pour l'année...
1 Hontiuçon, 1319 (v. st.) janvier ».
{Archives de l'Altier, C. 31)
1898. — * Louis, duc de Bourbonnais, mande à ses gens de compte d'accorder
< un dégrèvement de tailles à tous les pauvres habitants des chàtellenies de Mont-
■ luçon, Hurat, etc. «qui ont esté hatus cesie présente année de tempeste tellement t que les hommes desdi:! lieux, ont perdu leurs blez, vendanges et autres biens, ou » la plus grande partie d'iceulx. »
> Paris, 8 novembre 1398 m.
{Ardiivet nationalet. P. 1374, N- 2428. litret de la maison de Bourbon, 41ff2).
1390. — <t Les conseuls Robert Harmonez, Grégoire Perchet, Jean de Hon- ' tagne et Loys Palernat lèvent une imposition ■ faite en la ville de Montiuçon, d'une 0 somme de quatre cent livres debues à monsieur le duc do Bourbonnais pour cause
< de voyage par lui fait en Barbarie. »
1406. — B X..., prêtre, reconnaît avoir reçu de Gilbert Amoulx, Pierre Bon-
• neval, Guillemin Charles el Guinot Bastier, consuls ■ l'an passé > la somme de
■ 100 s. t. pour son salaire de « ouvrir et fermer les portes de la ville ».
c 21 janvier 1405 (v. st.) ».
1406. — « Jean Garelle, fontenier, reconnaît avoir reçu des nrémes, t consuls
• l'année passée, pour ses gaiges définis en soud. office de réparer et tenir en estât
■ la fontaine de lad. ville, pour lad. année, la somme de 6 tt t. »
0 27 janvier 1405 (v. st.) »
(Archive* de t' Allier, série E, Ville de Montiuçon, Parchemin).
ïGoogIc
48 Histoire de HorrrLuçoN
14 JttUlM 1400. — « Loyi, duc dfl Bourbotiaoli. tu pranlar noitra tergeot ( «ur c« un nquis, Miat Lm oonialï, botirgeoU ethibiUnidantMiraville deMont- « luçan, noua odt ùil expowr .qua 4 nom ippirtlsnt Mnlflmant et poor le loul l«s
■ UidM «l pUiMs» det ourotHuidliM at danréMqul oatom et deschirgtel en la rue « et piM» eatant an oMtra dicte rflle de Moutluoon. an loag de l'eagliM et miinllles ( d6 Notre-Dame da ModUuçod, en daM«ddad( de la porta du mafcDU vert Salnt-
■ Pierra, aoiant pelas aals, hareu ou autre* danrées, et antal dotant et aaptM de la ( porte de la dicte «sgliia da Koflra-Dame, laquelle est an plu prêt de la mabon du
< portier et par laquelle on deicend tout droit 4 In fontaine... ; elsamblablanantA d nous appartiennent les laydaa et pIsaaagOB des marcbandiaes et denrée* qui Hitt n traaspourstieE et descharféei an la place* estant entre I* rua publicqua païaant t devant l'esglise de Saînl-Nicolaset la rue estant devant l'oitel BstAva La ChandelUer,
• par lesquelles on va de la grant boucheriaà la porUdumarchiâ.,.saiuMquefrâre
0 Robert deVierssat, prieur de ladicte esgliae de Notra-Danie, à cause du dit prieuré
< ou autrement frère Jehan Migoot ou autres y aient que veoir ny que oogneistre ; F aincois est licite que un chacun de marchander, aler et passer parmi lesdirtes
1 rues et places sans hostaelea.». >t NéanmolDl leidlts deVierssat et Mignot, depuis u un an ont prélevé par force des droits sur les marchandises deschargées pour vendre
< dans les endroits dessus nommés ; pourquoi les marchands menacent de quitter
< Uontlucon B.
Le duc ntande à son lergent de faire cesser ces empîâtemeats. ■ Hontlufon, 14 juillet 1409 ».
Ainsi qu'on le voit, en 1409, les archives de Hontiuçon se trouvaient déjà, et peut-être depuis longtemps, dans la Grand'rue et la me de la Fontaine. ■ (ÀrekiPâi de l'Allier, sirie Ë, Ville de Mo^luçon, 2 parcliemitu)
1410. — Jean Hignot « moyne de Uenat et gouverneur du reloge de Montluçon, 1 reeonnaist avoir reçu des conseulti ceste présente année la somme de cent aoitz t. a pour aea gaigae définis 4 gouveroar led reloge j>i
t I0«lohnl4<0 a.
9 STiil 1416. — HandemerU du garde de ta Sénéchaussée de Bourbonnais au premier êtrgtnt sur cê rt^uis.
« Eapoad noua a eatd par la* eonseule da la ville de Montlucon tt It prooimr . de monsieur adjoiat eu oomplaiffuant, dUans que a cette vtlla d* MonUufon a vue
■ rivière appelée Amaron, laqueie passe au long du chemin qui vait de la porte des u Forges à la porte Ralnl-PIerfe et icelle rivière a coustume de prandre son droit I cours sans empeschemcnt aucun, aussi k costé le pré de Hcrre Molinet assis cAté I lad. rivière d'Amaron a de» lenlian ou cliemins pubKquesparleaquelxnachascun f qui vautt ■ eoiMtnma d'alarpuaer...; Ils ont dnril qaenul.enesitéclalledilNallnet 0 ne puil ne doit Icsdit cliemln* dorre, bouscbcr ne tenir doux el booicliez, ne n deslourncr le chemin et passage à tous qui passer y veulent, cnespéfialothabilans
• de Monlluton et d'environ ; que (edicl Molinet, Merigot, l'assequin, aucun d'eulx
• ne autre qnelcenqua ne peuvent no doivent lairaeecIgaMBUrlBd. rlvlérsd'Amaron...