‹ Histoire de Montluçon, d'après des documents inédits. Annexes: Montluçon industriel, l'antique cité féodale transformée en ville industrielle, 1840; notabilités montluçonnaises; environs de Montluçon; étude sur NérisChapitre 38 sur 113 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

MONTLUÇON SOUS LA TERREUR (SUITe)

Suppression de la paroisse Saiat-Pierre et iiiTentaire du mobilier de l'église. — Les prisonniers hollandais. — Fabrication de piques pour l'armement des citoyens. — Demande des oldevant curés Thévenet et Qrelet. — Instituteurs et institutrices demandant l'autorisation d'enseigner . — Démolition d'une tour - et de deux maisons A l'entrée du pont Saint-Pierre. — Désordres 1 la prison. — Réquisition de cuirs et de chaussures chez les cordonniers. — Changement de l'inscription du Temple de la Raison. — Internement de plusieurs dames dans la chambca des suspects. — Fête en l'honneur de l'Etre Suprême à Chàteauvieux. — Fixation du prix de la iournée des moissonneurs. — Le nommé Sartin de Préveranges. — Taxe du salaire des ouvriers et domestiques des deux sexes. — Obligation imposée aux nobles du district de demeurer à Montluçon. — Fête du 26 messidor 1794. — Plusieurs arrêtés et délibérations relatifs à la sécurité et i la salubrité publique. — Pétition de la citoyenne Pic. — Rénnion & la viUe de Montlnçon des communes de Blanzfit et de ChAteauvieux.

Suppression de la paroisse Saint- Pierre et inventaire du mobilier do l'église.— Le3jaavierl79i(14nivâ3e, aoll), la paroisse de Saint- Pierre fut supprimée. On nomme des commissaires pour taire l'inventaire de l'or, de l'argent, du cuivre, dn plomb, du fer, des ornements et du linge qui se trouvaient dans la dite église.

A la même date, le maire qui avait remarqué que dans l'élise Notre- Dame se trouvait & la fois un tableau sur lequel étaient peintes des figures de roi et des vitres ornées d'une couronne et d'une vierge couverte de (leurs de lys, soumit le cas au conseil.

L'assemblée prit unedélibération par laquelle, conformément au décret du 10 novembre précédent, lousces restes de l'ancien régime seraient supprimés.

MoNTLOçoN SOUS LA Tehbeub (Switc) 181

Les prisonniers hollandais. — Lors d'un incendie survenu chez l'apothicaire Michel, l'autorité avait requis l'aide des Hollandais détenus comme prisonniers de guerre. Le fils Picaut, boulanger, qui se trouvait sur le lieu du sinistre, frappa à l'aide d'une pierre un de ces prisonniers dont le visage fut mis en sang. Informé du fait, le Maire se transporta chez Picaut père et y rencontra son fils qu'il conduisit lui-même à la prison, l'informant que s'il s'en échappait, il le ferait mettre au cachot,

Picaut a'étant évadé en passant à travers les barreaux de fer, la question fut soumise à l'assemblée qui décida que Picaut serait mis au cachot et y resterait pendant le temps que le Maire déterminerait.

La même assemblée transformée en tribunal de justice fit citer à sa barre le 10 janvier (21 nivAse) plusieurs sabotiers de la ville, coupables d'avoir vendu des sabots au-dessus de la taxe fixée.

Le citoyen Patrocle, cloutier, dénoncé comme ayant travaillé le jour de la fête civique, est acquitté par la justice municipale, après explication qu'il a travaillé à fabriquer des clous pour les souliers des volontaires.

Fabrication de piques pour l'armement des citoyens. — Pourae conformer au décret de l'Assemblée Nationale du 1" août 1792, la municipalité fit iabriquer, par des taillandiers de la ville, des piques destinées & l'armement des citoyens, qui n'avaient ni fusils, ni carabines.

Le 14 février (26 pluviâse) Veroerey, représentant du peuple, en mission dans l'Allier, prit un arrêté, aux termes duquel les officiers municipaux étaient maintenus en fonctions.

Il nommalepremier notable Yves,officîer municipal, en remplacement de Caotat, nommé administrateur.

Le 3 ventése, an II, les gages des deux clercs de ville, Dechaut et Constant furent élevés à soixante-quinze livres par an.

En vertu de la loi du 18 août 1792, relative h la suppression des congr^tions séculières et des confréries, le receveur de la confrérie du Saint-Esprit reçut l'ordre de déposer ses registres au greffe de la municipalité.

Le compte qu'en présenla le citoyen Rivet s'élevait à la somme de six cent quarante et une livres dix-huit sols, six deniers en recettes et & celle de six cent quarante-deux livres, trois sols, neuf deniers en dépenses. Il fut adressé au receveur de l'enr^istrement chargé de poursuivre, conformément à la loi, le recouvrement des sommes dues par les anciens comptables et en faire remise dans les caisses nationales.

Demande des ci-devant curés Thévenet et Grelet. — Le citoyen Thévenet, ci-devant curé de Dompierre, présenta à l'assemblée réunie en service le 10 mars (17 ventôse), des certificats de résidence et de

182 HlSTOIBE DE MONTLUÇON

civisme, demandant à être admis au nombre des sans-culottes de cette commune.Sur ce, ouï t'agentnatioaal, le secrétaire fut autorisé à l'inscrire sur le registre à ce destiné.

Même faveur fut accordée au citoyenGrelet, ex -curé près de Limoges, qui avait formulé pareille demande.

Le 2 avril (13 germinal) fut dressé l'état des biens des émigrés.

Le même jour fut décidée la replaatation des arbres de la Liberté, destinés à remplacer ceux qui n'avaient pas pris.

Le compte de la fabrique de l'église Saint-Pierre, présenté par le citoyen Petit, fut arrêté à cette date.

Les inatitateurs. — Les citoyens Barbon, Boutet, Sandrin, Villette et Vivian, ancien instituteurs,et les citoyennes Bernard et Lécuyer,ancienfles instutitrices de la commune, sollicitèrent l'autorisation d'enseigner.

Cette autorisation leur fut accordée le 2 avril 1794, sous la condition « qu'une commission de quatre membres serait chargée d'inspecter leurs écoles, de vérifier leurs talents et de dresser du tout un rapport >.

Du rapport lu& l'assemblée par l'un des commissaires, il appert que t les instituteurs ne pourraient avoir que des enfants m&les et les institutrices des femelles ■ et que le mari et la femme ne pourraient pas tenir école dans la même maison.

Quelques jours plus tard, une nouvelle délibération spécifiait que les instituteurs devaient apprendre & lire, écrire et enseigner les quatre règles de l'arithmélique.

Il était bien entendu qu'ils ne devaient admettre aucun enfant, Âgé de moins de sis ans.

Démolition des maisons, dites du bout du pont. — Le 28 avril ' (9 floréal, an 11), on démolit: 1° les maisons Cachot, boulanger, et Cheville, dites maisons du bout du pont ; 2* une tour qui, ainsi que les deux maisons, obstruaient la voie publique & l'entrée du grand pont,

DisordreB k la prison. — Le 3 mai (14 floréal), des désordres eurent lieu à la maison d'arrêt. En voici le prétexta :

Pierre Bourdler, concierge de la maison d'arrôt, après avoir fourni du vin aux détenus et avoir trinqué avec eux, ne tarda pas à s'en repentir. Quelques prîsionniers, en effet, s'enivrèrent et une querelle s'en suivit, au cours de laquelle le détenu Deneuvy maltraita une de ses compagnes.

Prévenue do ces faits, la municipalité infligea un blâme au conciet^ et une aggravation de peine de vingt-quatre heures à Deneuvy pour avoir battu une citoyenne. Il fut en même temps décidé,qu'à l'avenir, les hommes et les femmes seraient enfermés séparément.

MONTLUÇON SOUS LA. TERREUR (Suite) 1811

Réquisition de cuirs et de ohaussures chez les oordonniers.

— Le 4 mai (15 floréal), des tournées furent faites par le maire et l'agent national chez lea cordonniers et tanneurs. Les marchandises découvertes chez 169 uns et les autres furent réquisitionnées, les chaussures devant être destinées aux volontaires et les cuira remis aux cordonniers pour la confection de nouvelles chaussures.

Le 10 mai (21 floréal), la municipalité, for mée en tribunal, rendit un jugement contre le boulanger Muret, chez lequel avait été trouvé du pain de froment dont furent extraits plus de quinze livres de son.

he 16 mai (27 floréal), Antoine Auger, agent de la commission des poudres et salpêtres, reçut l'ordre de se mettre en rapport avec l'agent national et la municipalité, sur tous tes détails relatifs à l'établissement organisé, par ses soins, en la commune.

Changement do rinsoription da Temple de la Raison. — Le 23

mai (4 prairial), on remplaça l'inscription : Temple de la Raison, placée en exécution de la décision du Comité du Salut public, en 1793, sur l'église Notre-Dame par celle-ci : < Le peuple français, reconnaît l'Etre Suprême et l'immortaUté de l'&me >.

Conflscation des Porcs. — Ce même jour, une ordonnance fut rendue, stipulant que tous les cochons non déclarés, seraient conflsquéa au proflt de la République.

Internement de plusieurs dames dans la chambre des suspects.

— Parmi les religieuses qui n'avaient pas prêté le serment imposé par la loi précédemment édictée, se trouvait Madame Marie Renard. Elle fut enfermée dans la chambre des suspects, oii l'avaient déjà précédée les dames Gusteau et Géraud.

Ces détenues manquant de linge, protestèrent le 23 juin auprès de la municipaUté. Celle-ci, après en avoir délibéré, décida qu'il serait prélevé quarante sous par jour sur les revenus des plaignantes pour leur nourriture et leur entretien.

Le 30 mai (11 prairial), l'assemblée décida que des réparations seraten t faites aux prisons, d'où chaque jour s'évadaient des prisonniers. Mécontent, le concierge donna sa démission. 11 fut blftmé, puis finalement enfermé avec ceux qu'il était personnellement chaîné de surveiller précédemment.

F6te en l'honneur de l'Être Suprême. — Le 4 juin, une fête en l'honneur de l'Être Suprême fut célébrée sur le mont de Châteauvieux, après entente entre la municipalité de cette paroisse et celle de Montluçon.

Le 9 juin, la municipalité fixa ainsi les prix des ouvriers employés à la moisson :

1^* catégorie : uoe livre, dii sous, avec nourriture et le doublesans nourriture ; 2>>* cat^orie : 15 sous, avec nourritureet le double sans nourriture.

Le nommé Sartin de Prëveranges. — Le 14 juin (26 prairial), par devant le citoyen Favières, maire, demeurant section de la Fraternité, a comparu le sieur Brade, de la même section, qui lui a déclaré : qu'un indi* vidu s'était introduit dans son jardin et avait pénétré, de là, dans sa chambre, en lui demandant de lui faire parler au citoyen Legroing-Laromagère ; qu'à la réponse qu'il lui avait faite de s'adresser au comité révolutionnaire, l'inconnu avait persisté dans sa demande, en exigeant « un coup k boire et à manger ■, qu'il l'avait fait servir et qu'il était venu pendant ce temps, porter plainte.

Le maire se transporta chez le citoyen Brade et trouva l'individu • un verre & ta main et une bouteille sur la table, se promenant dans la cuisine et tenant des propos qui Caisaient croire qu'il était pris de vin ou qu'il avait l'esprit aliéné ■.

Interrogé, iqoute le maire dans son procès-verbal, écrit en entier de sa main, t il répondit qu'il était un homme comme nous et qu'il fallait le laisser tranquille ». Différents propos désobligeants et injurieui tenus par lui le firent appréhender par quatre volontaires et conduire à )a maison d'arrêt, où il fut enfermé pendant quelques jours.

C'était un nommé Sartin Pierre, de Préveranges.

Taxe du salaire des ou-vrlers et domestiques des deux sexes. — Du rostre des arrêtés du directoire du district de Montluçon, du 17 juin, nous extrayoaSce qui suit. relatîvement& la taxe de salaire des ouvriers et aux prix de transport des marchandises :

« i" Ouvriers mâles :

« Dans II commune de Montluçon, sans nourriture. ... 2 livres 14 sols.

« — — ai'ec nourriture. ... 1 — 10 —

» — (campagne) mni nourriture. ... 2 — 10 —

« — — avec nourriture. ... 1 — 8 —

* i° Ouvriers femelles :

( A Monlluçon et dans la campagne avec nourriture ... 15 —

« — — sans nourriture ... 1 — 10 — f Ouvriers salariés à l'année :

« i" Mdles :

« l*" classe, l'r bouvier chef de labourage 130 livres

a 4» — salariés non laboureurs 50 —

« 5* — employés pour tous travaux 30 —

UONTUIÇON SOUS L\ TëbreuR (Suite) 185

< 2> Femelles :

« 1" classe, lille directrice de maison, par an 50 livres

« î* — fille attachée & des travaux moindres 40 —

• 3» — Klle do peiae 30 —

■ 4* bergère en chef ÎO —

• 5* — aide-bergère 10 —

La voiture à cheval ou à bœub, portant un millier pesant, & quelque distance que ce fût et quelles que fussent les matières dont elle était chargée payait une redevance de quinze sous par heure pour le canton et pour le chef-lieu de district.

Le ao juin (2 messidor), le tribunal municipal rendit un jugement, contre le cordonnier Girard, qui avait vendu à des volontaires une paire de souliers et un ressemelage, hors de proportion avec le prix de la taxe filée par la municipalité pour les volontaires. ■

Le 7 juillet (19 messidor) fut établi le relevé des sommes payées à ce jour aux parents dont les âls étaient volontairement partis pourdâfen* dre les frontières. Le montant s'élevait & trois raille sept cent quaranteneuf livres pour la eection de l'Unité et & trois mille sept cent quatrevingt-sept livres pour la section de la Fraternité.

Obligation imposée aux nobles du district de demeurer à Hontluçon. — Un arrêté du département avait imposé le cbef-lieu du district comme résidence aux nobles et parents d'émigrés. Ils étaient placés sous la surveillance de la municipalité qui, sur leur demande, leur donnait l'autorisation de visiter leurs terres de temps en temps, ainsi qu'en fait foi une délibération du 14 octobre 1793.

Aussi, dans la séance du 11 juillet (23 messMor), le maire fît observer qu'il avait verbalement autorisé la citoyenne Desmoulins, femme Bisseret, à aller k Bisseret ; que cependant la garde nationale de LavauIt-sur-Cher (Lavault-SaîDte-Ânne) l'avait arrêtée et ramenée en cette commune par ordre du comité révolutionnaire du district.

Il ajouta que plusieurs ci-devant nobles domiciliés sur la commune, étaient sur le point d'aller à leurs campâmes pour la récolte et demandaient des passe-ports, lia donc invité la municipalité à d6iit>érer sur cet objet.

L'agent national déclara,que dans laposi tion actuelle de la République, il ne lui semblait y avoir que deux espèces d'hommes à considérer : les bons et les mauvais citoyens ; que tous les mauvais citoyens devaient être détenus comme suspects, que tous les bons citoyens et qui par cette raison étaient libres, devaient jouir de la plénitude des droits qu'assure cette qualité, et, s'est en conséquence l>omé à requérir la pleine et entière exécution des lois en vigueur. Il pensait, en conséquene, que la munici -

186 Histoire de MourLugoN

palité seule avait le droit de donner des passe-ports pour tou3 les citoyens domiciliés sur l'étendue de son territoire. L'assemblée se rangeaà cet avis. Des autorisations d'absences, analogues au cas qui nous occupe, avaient été précédemment données dans des circonstances semblables à Balthazard Cbevenon Bigny, veuve Deschamps, Bosredoa et autres.

Fdte du 26 messidor 1794. — Les autorités, la Société populaire et la garde nationale se réunirent le 14 juillet (26 messidor) « au lieu sur le trootispice duquel se trouvait l'inscription & l'Etre Suprême ». Le Maire prononça un discours dans lequel il rappela ■ d'une manière énei^ique l'événement qui fut i'aurore de la République. •

■ L'assemblée, dit le procès-verbal, ayant témoigné sa joie d'une manière non équivoque, tout le cortège ci-dessus décrit et les autres citoyens firent le tour de la ville < ayant & leur tète une musique guerrière >. DilTérentes stations furent faites près des arbres de la Liberté.

■ A la suite de cette cérémonie à laquelle assistaient tous les Ages et tous les sexes avec un plaisir inexprimable, les citoyens, les citoyennes et les membres de dirTérents corps se réunirent pour danser. La fête a été prolongée pendant une partie de la nuit. Tout s'est passé avec l'ordre, la décence et la majesté qu'on devait attendre d'une assemblée de bons républicains, célébrant la première époque da la régénération d'un grand peuple. »

Arrêtés et délibératioiiB relatifs k la sécurité et & la salubrité publique. — Le 5 septembre (19 fructidor) une délibération fut prise stipulant que la recette du district serait gardée par deux sentinelles et que le citoyen Cartier, fournisseur du luminaire serait autorisé & donner au corps de garde deux chandelles par jour.

Le 12 septembre (26 fructidor) fut pris un arrêté détendant le dépAt de matériaux sur la voie publique, sans y placer, pendant la nuit un falot allumé ; il fut également interdit de laisser les cochons courir dans les rues. Les divagations de ces animaux ne furent tolérées que du soleil levé à six heures du matin en été et du soleil levé à huit heures en hiver.

Cet arrêté, on le voit, n'était pas trop draconien et les propriétaires et éleveurs de porcs avaient encore une assez grande facilité et une liberté, que le temps et de sages mesures ont complètement fait disparaître.

PétltioD de la citoyenne Pio. — Cette licence — car c'en était une — n'était pas pour plaire à tout le monde, et si le grand nombre tolérait cet usage, quelques-uns parfois faisaient entendre de justes plaintes. Témoin celle adressée par la citoyenne Pic contre son voisin Balladier, & propos de l'odeur qui s'exhale de sa porcherie.

La municipalité, après avoir entendu à ce sujet Balladier et l'agent

MoNTLUçoN SOUS LA, Terheub ÇiSuite) 187

natioaal, délègue les citoyens Comereau et Mathieu, & l'effet de s'assurer si les cochons dudit Balladier nuisent à la salubrité del'airdelacitoyeaDe Pic et d'eu faire un rapport.

Le 3 Octobre (12 vendémiaire, an III), l'assemblée décida d'afTermer la muson presbytérole de Saint-Pierre et de demander au district la maison du ci-devant collège pour y installer les écoles primaires.

J. Ducros par la mime délibération fut chargé de la touroiturâ de pain des militaires de passage, & raison de cinq sous la ration d'une livre et demie.

Le 17 octobre (26 vendémiaire, an III), sur exposé de l'agent national qui a constaté que la loi Tixant le prix du vin a ét^é violée, le conseil décida que le vin serait (axé.

Une décision du 24 octobre (3 brumaire, an 111), obligea les bouchers à déclarer les bétes qu'ils abattaient. Il leur fut en même temps rappelé qu'il était défendu de tuer ailleurs qu'à la boucherie.

Comme première application des mesures de salubrité prises le 12 septembre précédent, relativement au balayagedes rues, plusieurs citoyens qui ne s'étaient pas soumis à ces sages obligations, furent frappés des peines d'amende par le tribunal municipal.

Réunion & la ville de Hontluçon des oominuiifts de Blanzat et de Ch&taauTieuz. — Le premier novembre (11 brumaire, an 111), eut lieu la réunion à la commune de Montluçon des communes de Cb&teauvieux et de Blanzat La première comptait 600 habitants et la seconde 150 environ.

Il existait, à cette époque & Hontlucon,un dépAt de charbon de terre tenu par lecitoyen Pic, dépdt servant & l'entretien de la fonderie de canons de Libreval (Saint-Amand) et installé dans l'ancien couvent des Ck)râelier8.

Un vol ayant été commis, le préposé en informa qui de droit et une enquête fut ouverte, le 14 novembre (24 brumaire, an III) à l'effet d'en découvrir les auteurs.

Page 1