‹ Histoire de Montluçon, d'après des documents inédits. Annexes: Montluçon industriel, l'antique cité féodale transformée en ville industrielle, 1840; notabilités montluçonnaises; environs de Montluçon; étude sur NérisChapitre 59 sur 113 · lllSTOIRE DE UONTLUCOIJ · texte numérisé non relu

lllSTOIRE DE UONTLUCOIJ

( de l'égalilé el de la solidarité ; rotre bODDe volonté nous aidera et nous Terons

0 aimer parloul el par tous le nouveau régime : la République démocratique et

t sociale. >

Frais de représentation du maire. — Daas la même séance, M. Courbier lit la propositioa suivante :

« Le conseil, vu la loi du S avril 188i, titre 3, article T4, dclihèrc,

fl Une indemnité annuelle de 3.000 Trancs est accordée au maire de Monlluçoa,

• |iour Trais de représcnlatiou.Le crédit de cette allocation sera pris sur les ressources

• ordinaires de la commune. »

Cette proposition est votée.

M, le maire remercie en ces termes :

• La place de maire, messieurs, n'est pas une place d'honneur, mais de travail;

• je vous remercie de l'avoir compris.

• Par un jeu enfantin, l'ancienne municipalité a laissé tous les services, avec le

■ secret espoir de nous embarrasser, sans s'inquiéter du désordre où un lel abandon

■ mcUrail les affaires de la ville. Elle s'est trompée dans son calcul inqualifiable. Quel-

■ ques jours de travail répareront tout el elle a contre elle ses anciens partisans euxn mêmes. Je l'ai dit el je le répèle, nous travaillons A l'amélioration du sort des > Iravailleurs. Nous n'excluerons personne : adversaires el amis seront égaux devant

1 nous ; seule la justice inspirera nos actes, el non seulement les nôtres, mais ceux

• de tous les ronclionnaires municipaux.

« G'esl ainsi que nous montrerons ta différence qui existe entre les socialistes f et les autres partis. ■

Fête de la ViUe-Oozet. — Dans la même séance, M. Courbier fit la proposition suivante :

t La commission des fêtes s'est réunie pour étudier plusieurs propositions faites

■ par des membres du conseil.

« J'ai eu l'honneur d'élre désigné comme rapporteur pour les questions qui onl I été examinées.

« Vous savez '(ue celle année il y aura trois fêles à célébrer. La fête nationale " du 14 juillet, la fête patronale et enfm le centenaire de la République, c'esl-à-dire j la fête du 23 scpiombre.

a Vous n'ignorei pas non plus qu'au budget volé par le précédent conseil ligure <• une somme de 6.000 francs, sous la rubrique ; Fêtes publiques.

n Celte somme était suflisanle, lors(|u'iI n'y avait que deux fêtes A célébrer ; Il t n'e:) est pas de même aujourd'hui.

a Aussi, dans un but d'économie, voire commission a décidé de célébrer cette « année In fête nationale en réduisant le plus possible les dépenses à l'occasion des 0 réjouissances dans chaque quartier. I-es économies serviront à donner plus d'éclat

• A la fêle patronale et à celle du ii septembre.

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PÉRIODE Contemporaine (Suite) 405

« Sur la demande du maire, la commission a déridé la création d'une fèlc à la

■ Ville-Gozet.

■ Vous avez tous remarqué que lors de la fête patronale de MonUu<;oii, ta foule « se porte de préférence dans le canton Kst, au détriment des commervants de la

■ Ville-Gozot.

• Il y a sur ce point, entre les liabitanls des deux cantons, une inégalité que

* nous avons le devoir de faire cesser. C'est pour cela que la commission a adopté la « proposition du maire, tendant à la création d'une fête à la Ville-Gozet, fôte qui « serait absolument distincte de la féLe de septembre et qui serait placée & une épo- « que telle qu'elle ne pourrait lui nuire (au mois de mai par exemple).

■ La fdte de Montluçon aurait donc lieu on septembre et la fête de la Villet Gozet en mai. Adopté ».

Concours musical. — M. Courbier donna ensuite lecture du rapport suivant :

• Lors de la réunion de la commission des fêtes, j'ai donné l'avis des membres « de la commission sur l'organisation d'un concours musical et l'ai entretenue des

■ avantages qui en résulteraient pour Montluçon.

a Votre commission a décidé qu'il y aurait lieu, dans l'intérêt des oégodants

* en particulier et de tous les liabitants de Montlu(;on en général, d'oi^nîser un « concours musical A Montluçon.

« Ce concoure amènerait dans notre ville, un nombre considérable d'étrangers « et je suis persuadé qu'un grand nombre de Sociétés y assislcraicnl.

c La commission est d'avis que l'assemblée municipale doit faire tout ce qn t sera (Kissible pour arriver A l'organisation d'un concours. Je veux vous démontrer f approximativement le profit qui peut en résulter pour la ville.

<r De l'avis de personnes compétentes, un concourscoâlerdit environ IJ. 000 francs.

■ J'évalue A cent le nombre des Sociétés qui y prendront part ; chaque société « sb compose d'environ 3S membres, soit 3.500. Chaque membre d'une société « dépense environ 20 francs, soit 70.000 francs.

■ Indépendamment des sociétés, il viendrait certainement à Montluçon, peu- « danl la durée du concours, environ 35.000 personnes ; j'évalue la dépense de

■ chacune A dix francs, soit 350.000 francs, au total :^30.000 francs. Mettons en chiffres

■ ronds, 300.000 francs, j'insiste sur ce point. Cette somme sera apportée par des > étrangers aux habitants de Montluçon.

■ Il reste à rechercher comment serait réunie la somme de 13.000 francs qui

* est indispensable. C'est bien simple. Une souscription publique serait ouverte, et

* ta municipalité fera ce que les ressources de la ville lui permettront.

< Enlin quel sera le r6le do la municipalité et de la commission des fêtes dans

* cette organisation ¥

■ A mon sens, le voici : les personnes influentes de Montluçon, les présidents et

* les directeurs des sociétés de ta ville, devront être convoqués par ses soins, afin de :r un comité d'organisation.

I Ce comité, une fois nommé, la municipalité s'cfTacc.

( Il n'y a donc, pour la municipalité, qu'A prendre l'initiative de cette afiairc ; .

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« je suis convsiQcu qu'elle aura l'opinion publique avec elle el que tous laisseront u de c6té les questions de personne el de politique pour ne voir que le but A atteindre : « la prospérité du commerce de la ville.

« Emet le vœu que la muDicipalitë et la commission des fêtes fessent les dili- » genccs nécessaires, pour arriver à l'organisation d'un concours pour l'année 1893,

■ permettant de contribuer aux frais dans la mesure des ressources de la ville >.

■ Adopté. »

Le concours eut lieu l'année suivante, les résult&ls obtenus donnèreol toute BatisÊiction à nos concitoyeas et aux nombreux étrangers accourus de toutes parts, pour assister aux fêtes splendides organisées à cette occasion.

Canal de la Loire à la Garonne. — A sa séance de juillet, le maire communiqua au conseil, une lettre du secrétaire général du 5« congrès de la navigation intérieure, qui se tiendra à Paris le 21 juillet courant.

M. Lassalle, & ce sujet, proposa à l'assemblée d'émettre le vœu suivant :

* Messieurs,

• Un congrès de navigation intérieure doit avoir lieu à Paris, au Palais de

■ l'industrie et durera dix jours.à dater du il juillet prochain, sons le haut patronage

• de H. le président de la Itépuhlique.

« Des excursions techniques compléteront les travaux des congressistes. L'une

* de ces excursions vise spécialement les canaux du Centre : je veux parler du canal <■ de jonction de la Garonne à la Loire, passant par Périgueux, la Tardes^ le Cher et a Montluçon.

« Ce tracé dit : > tracé accidentel • intéresse notre cité au plus haut titre, et, a sans être trop pesùmiste, je puis dire que de lui dépend l'avenir de Montluçon.

■ Je vous demande donc de renouveler le vœu émis par le conseil municipal, « dans sa séance du 32 février 1879 en faveur de ce tracé, en appelant sur ce projet s toute la bienveillante attention du ministre des travaux et des membres du congrès.

Ce vœu est ainsi conçu :

« Le conseil reconnaissant avec le conseil de Limoges que, sans canaux, pas de « transports à bon marebé pour les matières, telles (|uc la bouille, les minerais defer, ( lus kaolins, les pierres A bâtir, les bois de construction, les vins, les engrais, etc. le etc.; tous produits se trouvant abondamment dans le bassin du Cher et particulière • « ment dans l'arrondissement de Montluçon.

• A l'unanimité, forme les vœux les plus ardents pour la réussite d'un projet de Il canal de jonction de la Garonne à la Loire par Périgueux, Limoges et Montluçon « et appelle sur ce point toute l'attention du ministre des travaux publics.

« Adopté. »

Bureau de poste de la ViUe-Oozet. — Le 9 septembre 1892, la résolution suivante est proposée :

PÉRIODE Contemporaine (Smle) Mil

a Le conseil, considérant qne le canlon Ouest, malgré son importance, est « dépourvu de bureau de poste.

« Considérant que pour déposer des imprimés, retirer une lettre chargée, récla-

• mer un pli poste restante, comme pour envoyer un télégramme, la moitié de la B population de Monllu^on est obligée de subir un déplacement variant de 800 mètres

• A 2 kilomètres.

« Considérant que les commerçants du dit canton en particulier sont souvent « dérangés pour toucher des mandats, réclamer des valeurs, ainsi que pour envoyer

• des colis postaux et des télégrammes.

« Considérant que, par son industrie et son commerce, les rapports de la ViJIc-

• Gozet avec l'administrallon des postes sont d'une importance au moins égale i ceux

■ <te la rive droite ; qu'il y a intérêt à faciliter la transmission dos correspondances. « Il est donc injuste de faire peser des charges spéciales sur tout un quartier qui,

• seul, a l'importance d'une ville.

* Invite la municipalité à se mettre en rapport au plus tût avec l' administration « des postes pour l'établissement d'un bureau de poste auxiliaire A la Ville-Gozet. Il

■ invite, en outre, la municipalité à faire dresser les plans et devis nécessaires A la « création des dits bureaux, dès qu'il sera possible de permettre A la commission des « finances de faire ligurcr la somme nécessaire aux dépenses de ces bureaux dans le

• prochain budget ».

Le coDseil obtiot satisfaction quelques années plus tard. Un bureau auxiliaire des postes fut crééàlaVille-Gozet, par arrêté ministériel en date du 11 février 1896, et installé en face l'église Saint-Paul.

Tramway de Néris à Hontluçon. — Dans sa séance du 28 octobre 1892, M. le maire donna lecture au 'conseil de la lettre ci-après, qui lui a été adressée par le directeur de la Tribune de» Colonies et deaProtectoTata.

t Paris, le \'r octobre 1893.

* J'ai l'intention de formuler près du Conseil Général une demande de concession t d'un tramway destiné à desservir Néris par Montlucon.

( Dans nos projets, il entrerait en première ligne l'établissement d'un tronçon

< parcourant les rues principales de votre ville. Ce serait, en effet, pour votre întéi ressante population ouvrière, un grand bienfait, étant donné que le prix de trans-

■ port en ville fut très réduit,

t Je viens donc vous demander, H. te maire, si, risquant les frais plus ou moins

• importants d'études préliminaires, je pourrais compter sur votre concours et celui a du conseil. La ville de Montluçon gagnerait certainement beaucoup à la réalisation'

< de ce projet, au moins autant, sinon plus que Néris. Les deux communes ont, en

• un mot, un intérêt identique. Ne serait-ce pas aussi pour les habitants de Mont-

■ luçon, un moyen de distraction, les jours de fête, en se rendant A cette petite ville t de Néris, dont les environs sont si jolis.

< Permet lez -moi, en terminant, de vous demander aussi si on pourrait espérer

• de votre municipalité, de contribuer A l'opération par une garantie d'intérêt. L'en- « gagement, en somme, tout Icdémonlre, ne ferait pas encourir une grosse respon-

d sabilitd à vos «ontribaables, le trafic probable la réduirait à rien probablement ; ■ il esl utile, vous le savez, do tranquilliser le rapilat demandé ».

Le projet est renvoyé aux coniinis3ion9 et il y est encore.

EtabliBaemente hospitaliers de Layault-Sainte-Annd. ~ Par testament et codicille olographes, M. l'ailthou, parent de la famille de Courtais, décédé le 24 novembre 1893, a légué à la commune de Lavault- Sainte-Anne, une somme considérable en vue de la création, dans les dépendances de la Brosse, d'un hospice- hépital, dit de • la Charité b, un asile pour les petites filles et un orphelinat agricole pour les petits garçons.

C'est & M, le comte de Bodinat, son légataire universel, à M. Faucheux, notaire k Tours, et à M. G. Fayolle, qu'échut l'honneur de la création et de l'organisation des œuvres indiquées par ce testament.

Mais, dès le début, des difficultés surgirent sur l'interprétation à donner à ce legs ides procès s'ensuivirent qui ont ajourné jusqu'alors, la mise jL exécution de cette œuvre de bienfaisance. Enfin à la date du 11 aoùl 1903, un arrêt de la Cour de Riom, statuant sur le fond de la question, dit en substance :

c Que le legs fait par M. Paiilhou à la commune de Lavault-Sainte- Anne, fait partie du domaine privé de cette commune quî,au(orisée qu'elle soit à l'accepter, aura le droit d'en jouir et de l'administrer, à la seule condition d'ea employer l'importance à la création et à l'installation, comme aussi à l'entretien et au développement des œuvres voulues par le testateur. .

< Et que la clause du testament relative aux pouvoirs les plus étendus confiés aux exécuteurs testamentaires pour la création et l'organisation des œuvres i de Charité • leur donne le droit de présenter, examiner, discuter concurremment avec la commune de Lavault-Sainte- Anne, tous projets de création, construction et d'organisation des œuvres de la nature dont il s'agit et de poursuivre et surveiller l'exécution, sauf en cas de désaccord, & la partie la plus diligente de faire trancher le différend par l'autorité compétente >.

Espérons que cet arrêt mettra (in aux différends survenus et qu'on entrera enfin dans la période d'exécution, pour le plus grand bîenfail des deshérités de notre région.

Taxe de la viande. — Le 20 janvier 18^, commença à être mis en pratique l'arrêté municipal con/!ërnant la taxe de la viande, avec série •d'étiquettes indiquant la catégorie de chaque viande.

La viande fut dès lors taxée aux 100 kilos nette et non par bète.

Cet arrêté suscita de nombreuses réclamations de la part des bouchers el charcutiers intéressés.

Période Contemporaine (Suite) 409

I^Toir à Blantat. — Le 7 février de la même année, le conseil vote la construction d'un lavoir à Blanzat.

Nominatîoa de Municipalité. — A la séance du 17 mai 1896, eut lieu l 'installation des nouveaux conseillera socialistes. Ont été élus ; Maire : M, Dormoy.

Adjoints : MM. Constans et Berthet.

Barrage sur le Cher. — La nécessité de réserve d'eau sur le Haut- Clier devenant de plus en plus urgente, le 24 septembre 1S90, une délégation parmi laquelle se trouvait plusieurs membres de ta municipalité et les directeurs d'usines, alla étudier sur place près de Saint-Marien, l'emplacement de la construction d'un barrage destiné à retenir l'eau nécessaire à la ville et aux usines.

Subvention au monument de Pierre Leroux. — A la séance du i3 octobre,M. le maire expose qu'à la session d'août, le Conseil Général a voté, sans opposition de la part de M. le préfet, une subvention pour le monument de Pierre Leroux, ancien député communiste de Boussac (Creuse). Il demande au conseil municipal de rétablir le crédit de 100 tr. qui avait été supprimé par M. le préfet au budget additionnel de l'exercice courant. Il pense que ce magistrat ne voudra pas refuser au vote du conseil municipal l'approbation qu'il a tacitement donnée à celui du Conseil Général.

Emprunt municipal. — A la même séance il est voté un emprunt de 238.500 francs à l'affectatioa suivante :

Agrandissement de l'Hdpital 50.000 fr.

Acquisition d'une étuve à désinfection 7 500

Construction de l'école Salicis 50.000

Construction d'un édifice communal, comprenant : Un fourneau économique, un poste de police et une

salle de réunions 91.000

Remboursement des dettes Guélonny et Charrier . 40.000

Total 238.500 fr.

Bâtiment communal. — Le conseil vota le projet de construction du bâtiment communal actuel de la Ville-Gozet.dont la dépense devait s'élever exactement à 91 ..127 francs, mais par suite de modifications apportées ultérieurement au projet, dans la séance du 8 juillet 1897, le conseil approuva un nouveau projet, conformément à l'avis du conseil général 0ÇS ttàtiments, qui en a évalué la dépense à 106.058 45,

Caisse de retraites pour les employés d'ootroi. — La paroleayant êlé donnée & M. Villatte, préposé en chef de l'octroi, il expose au conseil que la création d'une caisse de retraites pour les employés d'octroi est désirable à tous points de vue, malgré les sacrillces momentanés sollicités de la ville; cette caisse assujettie à une sage réglementation sera tieaucoup plus avantageuse pour tous que la répartition des secours aux employés mis à la retraite ou aux veuves de ces employés. En votant le règlement des pensions de retraite, la municipalité fondera une œuvre philanthropique des plus louables, tout en sauvegardant ses ressources dans l'avenir.

Le conseil délibère et à l'unanimité adopte le rëgleroeot portant création d'une caisse de retraites en faveur du personnel de l'octroi et décide qu'une somme de 50.000 francs sera affectée à cette œuvre payable en dix annuités de chacune 5.000 francs.

Chambre de Commerce. — Le 31 décembre 1896, le Tribunal de Commerce prit une délibération, demandant la création d'une Chambre de Commerce à Montluçon, pour les arrondissements de Montluçon et de tiannat, laquelle fut installée au commencement de l'année 1898.

Tbé&tre fermé. — Un arrêté préfectoral du mois de février 1897, ordonna la fermeture du théâtre (ancienne chapelle du couvent des Ursulines) pour cause de vétusté.

Hôpital. — Depuis 1897, l'hépital de notre ville a été l'objet d'importantes améliorations elTecluées sur les plans de M. Lecœur, architecte du gouvernement, à Paris, et la direction de l'exécution a été confiée à M. TfUbourdeau, architecte de la ville.

11 a été construit quatre pavillons de malades, un pavillon pour la cuisine et en outre des aménagements dans les anciens pavillons, des cours plantées d'arbres, des galeries couvertes, qui ont enQn donné à cet établissement un aspect beaucoup plus en rapport avec sa destination.

Actuellement, la commission des hospices, d'accord avec la municipalité, fait étudier un projet d'agrandissement, comprenant la construction de deux grands pavillons de malades, d'une maternité, d'une installation neuve pour les salles militaires et la réfection complète des vieux b&timenLs affectés aux services généraux.

£n 1903, il a été installé dans un dos vieux pavillons, une cuve à désinfection d'un système tout moderne, appelée à rendre de très grands services journellement et en cas d'épidémie.

On peut donc admettre que dans un temps très rapproché et lorsque ce dernier projet sera exécuté, tout en regrettant que les dépendances n'aient pas une étendue en rapport avec les services oi^anisés, la ville de Montluçon possédera un hôpital convenable.

PÉRIODE CONTEMPORArNE (Suite) 4U

Coaoours de Oymaastique. — Sur l'initiative de M. Bonnel, directeur de la manufacture de glaces, président d'honneur de c La Montluçonnaite >, et sous le patronage de la municipalité, un grand concours de gymnastique et festival de musique, eut lieu en notre ville, le 8 août 1897.

De superbes fêles furent organisées àcette occasion, qui attirèrent en nos murs, un nombre considérable d'étrangers, à la satisfoction générale. C'est le premier concours de gymnastique qui ait eu lieu à Montiuçon.

Alliance franco-masd (31 août 1897). — La nouvelle des préliminaires de l'alliance franco-russe fut accueillie avec faveur par nos concitoyens.

A cette occasion, les sociétés locales, d'entente avec M. le lieutenantcolonel du 121" de ligne, organisèrent une grande manifestation, suivie de retraite aux flambeaux, illuminations et fôles de nuit.

Il y eut en notre ville, beaucoup d'enthousiasme et nos concitoyens ' conserveront longtemps le souvenir de cette manifestation sympathique et imposante.

Transformation en gare de la halte de la Ville-Oozet. — Le 31

août, le conseil émit un vœu, tendant ft ce que tous les trains de Paris à . Montlucon, desservent la halte de la Ville-Gozet, située sur la ligne de Montiuçon à Tours et que la Compagnie supporte tous les frais de cette nouvelle organisation, attendu qu'elle en recueillera tous les bénéfices. Jusqu'alors, il n'a pas été donné suite & ce projet.

Cantines scolaires et fourneau économique (Canton-Est). — A la même séance, M. le maire prie le conseil de voter en principe la création de cantines scolaires et d'un fourneau économique et de l'autoriser à faire toutes diligences pour la présentation des projets, avec indications des voies et moyens pour arriver à leur réalisation, ce qui est accepté.

Installation du téléphone. — Le 5 septembre 1897, un grand nombre d'industriels et de commerçants se réunissaient au Tribunal de Commerce.

Après un rapide exposé de l'objet de la réunion, l'assemblée décida la nomination d'une commission chargée de l'étude et de l'élaboration définitive d'un projet téléphonique urbain et interurbain : Montiuçon, Néris, Commentry, Moulins, Paris, etc.

Cette commission fut ainsi constituée :

Président : M. Ed. Janin, président du Tribunal de Commerce ;

Secrétaire : M. T. Lassalle, industriel ;

Membres : MM. les maires de Montiuçon, Néris et Commentry, Félix, directeur des usines des fers creux, représentant les manufactures locales et Guétonny, concessionnaire des Thermes de Néris.

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M. Weisb, Archilecte-Voycr de la Ville de Monltuçon

Dg.L.edbyGoOgle

Le président de la commission se mit aussitôt en rapport avec le sous-secrétariat des Postes et Télégraphes, lequel suivant la règlemenlation générale et absolue en la matière, demanda l'avance préalable d'une somme de 50.000 francs sans intérêt, remboursable au lur et à mesure des sommes à percevoir, soit comme abonnements ou par te produit des conversations téléphoniques.

Malgré les conditions désavantageuses pour les prêteurs de l'avance imposée, les souscriptions affluèrent; la sommede 50,000 francs demandée par l'Etat, fut rapidement couverte elle 31 mars1898, la convention déRaitive était conclue entre le sous -secrétaire d'Etat des Postes et Télégraphes et le président de la commission.

Au commencement de juin suivant, le réseau téléphonique Montluçon, Néris, Commentry, Moulins, Paris, etc. était ouvert aux intéresssé.

Les recettes de ce modeste réseau dépassèrent les espérances. Les remboursements partiels s'eftectuèrenl au-delà des prévisions et la somme globale avancée par les souscripteurs, sera intégralement remboursée au cours de l'année 1904.

Cantine scolaire, Crèche et Orphelinat. — Le 14 septembre 1897, le conseil vota la construction d'une cantine scolaire à la Ville-Gozet, et le 9 décembre suivant, il vota uoe somme de 116.500 francs pour la construction d'une Crèche et d'un Orphelinat.

Ces deux établissements situés dans le quartier des Fours à Chaux et à proximité l'un de l'autre, ont été inaugurés le 17 avril 1904, par ta municipalité. Comme l'indique leur nom, ils sont destinés à rendre des services à la population ouvrière. L'exécution et l'installation intérieure ont été faites sous la direction de M. Talbourdeau, architecte de la ville, qui a su s'inspirer des dernières créations de ce genre et la Crèche notamment, peut être citée comme une installation aussi complète que possible. Les bâtiments isolés seront bientôt entourés de jardins, dans lesquels pourront se récréer les enfants.

Leur aspect riant et luxueux, tant par leurs dispositions architecturales, que par les couleurs, offre un caractère tel que ces établissements de bienfaisance réiléteront sur leurs petits pensionnaires, une parcelle de gaieté susceptible de soulager leur situation.

Laboratoire Municipal. — Le 21 mars 1898, fut votéel'installation dans l'aile gauche du biitiment de l'hôtel de ville d'un laboratoire

municipal..

Champ de démonstrations agricoles et viticoles. — Le 9 décembre suivant, le conseil adopte un vœu tendant à l'établissement d'un champ de démonstrations agricoles el viticoles. Ce champ serait installé

PÉHrODE Contemporaine (Suite) 415

& l'ancien cimetière Notre-Dame et un crédit de 600 francs serait inscrit annuellement au budget pour frais d'eatretien, achat de semences, etc.

Eau de source au Lycée. — Dans sa séance du 3 mai 189S, M. le maire envoie aux commissions compétentes le devis estimatif, dressé par M. le directeur du service des eaux, pour l'alimentation du Lycée en eau provenant de la source des Conches.

Ce devis s'élève à la somme de 1470 francs, dont moitié serait sup< portée par la ville et moitié par l'administration du Lycée.

AsBainissement du ruisseau de Lamaron. — Le 17 novembre, le conseil adopte à l'unanimité les conclusions d'un rapport du 1'^' adjoint ayant eu vue l'assainissement du ruisseau de l'Amaron ; hélas, cette amé< lioration qui s'impose depuis si longtemps est encore à l'état de projet.

Installation d'un nouveau maire. — Dana sa séance du conseil municipal du 8 janvier 1899, le conseil eut à élire un maire, en remplacernent de M. J. Dormoy, décédé.

M. CoQstans Paul, fut élu maire.

M. Dormoy Alexandre, 2* adjoint, en remplacement de M, Derlhet, promu aux tonctiona de 1'^ adjoint.

Dénominations et changements de dénominatioDB de rues et places. — Délibération du conseil municipal du 22 février 1899 ; — Décret présidentiel du 27 mars 1899 ; — Approbation préfectorale du 17 avril 1899. Rues dont les noms sont changés.

NOMS ANCIENS

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