‹ Histoire de Montluçon, d'après des documents inédits. Annexes: Montluçon industriel, l'antique cité féodale transformée en ville industrielle, 1840; notabilités montluçonnaises; environs de Montluçon; étude sur NérisChapitre 62 sur 113 · Quai de Blanzat · texte numérisé non relu

Quai de Blanzat

Quai du Berry.

Square Fargin-Fayolle.

Quai Ledru-Rollin.

Quai Rouget-de-l'lsle, Quai Turgot.

Place de la Tannerie.

RuedesAubériesdu Renard

Place des Isles.

Rue des Guineberts.

Rue Apienne.

Rue Romaine.

Rue d'Hume.

Rue du Gué.

Rue du bois de la Bresse.

Rue de la Mange.

Rue des Violettes.

Rue des Ribes.

Rue de la Grève.

Rue du 14 juillet.

Rue Balzac.

Rue Ampère-

ïGooglc

NOMS ANCIENS

NOMS NOLVRAUX

Rue ; de la rue des Faucheroux A la roule de ClermonI

Hue de la Grange aux Rats.

Rue Parmentier.

Rue perpendiculaire à la rue des Barrières qu'elle coupe Rue : à St-Jean, angle du bureau d"octroi, en face le

Chemin de Montluçon A Nerdre partant de la rue des

Chemin de Marignon :

i" partie qui longe la voie

Rue Mizault.

Chemin de la route de Paris à la route de Moulins

Rue de la route de Paris ù ta passerelle Lombard ....

Rue du Travail.

Rue : de la rue du cimetière Notre-Dame A la rue

Rue ; de la route de Moulins au cimetière Notre-Dame (dite rue Souchard)

Rue de Chfttelnrd.

Canal de la Loire à la Oaronne. — Dans la séance du 25 juillet 1899, le conseil muDicipat émit de nouveau le vœu que les pouvoirs publics fassent tous leurs efTorts pour faire aboutir le projet de canal de jonction de la Loire à la Garonne. Ce projet a été repris deux ans plus tard par la Chambre de Commerce de Montluçon. Lors de la réunion en congrès, dans notre ville, des délégués des trente-trots Chambres de Commerce du centre et du sud-ouest de la France, etc., il a été classé parmi les projets nationaux destinés à recevoir une solution favorable.

Elargissement du faubourg St-Pierre. — Le 9 août, le maire fait UD exposé ayant en vue l'élargissement du faubourg Saint-Pierre, la dépense totale devant s'élever k 540.000 Francs et l'Etat n'accordant qu'an subside de 108.000 francs, la ville aurait à débourser 432.000 francs. En présence d'une pareille dépense, M. le maire prie le conseil d'en ajourner l'examen au point de vue financier, jusqu'après l'exécution des travaux d'intérêt communal qui sont actuellement entrepris et des projets qui sont en instance auprès du ministère, travaux qui sont tous d'une plus urgente nécessité.

Ces propositions sont approuvées à l'unanimité.

Inauguration du bâtiment communal. — Le 24 septembre 1899

PÉRIODE Contemporaine (Stnté) 419

eut lieu, place de la République (aujourd'hui place Jeaa Dormoy), l'inauguration d'un édifice déDommé < Bâtiment communal ■. Dans ce bâtiment, furent transférés le poste de police de la Ville-Gozet el le fourneau économique, lequel était installé précédemment dans la chapelle qui existait sur la même place.

Délégations ouvrières i l'Hzposition de 1900. -r- Le 24 octobre, M. le maire donne lecture d'une circulaire relative à l'envoi ds délégués ouvriers h l'Exposition de 1900.

A la suite de cette lecture un crédit de 1200 francs est volé pour l'envoi de délégués ouvriers à l'Exposition universelle.

Fontaino des Forges. — Le 22 novembre 1899, le conseil vota, après rapport et explications émanant du laboratoire de chimie nationale, l'interdiction, comme eau potable, de la fontaine des Forges.

Thèfttre municipal. — Un mois plus tard, l'assemblée communale adopte un projet de reconstructiondu théâtre et de l'hôtel de ville, installés l'un et l'autre dans l'ancien couvent des Ursuliaes ; toutefois il n'a pas été donné suite & ce projet jusqu'alors.

Barrage sur le Cher. — Le 23 mars 1900, M. le maire soumet & l'approbation du Conseil l'avant-projet de construction d'un barrage sur le Cher en amont de Monlluçon, sur les territoires des communes de Teillet et de Ste-Thérence, et donne lecture du rapport de M. le Directeur des Eaux.

A l'unanimité le conseil approuve le projet qui lui est soumis, ainsi que les conclusions du rapport de M. le Directeur des Eaux et invite M. le maire a continuer les pourparlers engagés avec les Directeurs de nos grandes usines et à faire toute diligence pour arriver à une solution rapide et satisfaisante.

Agrandissement de l'hôpital. — Le conseil décide qu'une somme de 12.340 francs restant disponible sur les subventions de la ville à l'hèpilai pour 1S99, serait employée à payer des dépenses faites pendant le dit exercice pour l'agrandissement de cet établissement

Nouvelle municipalité. — A la séance du 20 mai, eut lieu l'installa^ lion des nouveaux conseillers municipaux socialistes. Ont été élus :

Maire : M. Constans.

Adjoints : MM. Berthet et Dormoy.

Création d'une foire aux chevaux. — Le 12 septembre, sur avis conforme du conseil municipal, le préfet de l'Allier a décidé rétablissement d'une foire aux chevaux, & Montluçon. Cette foire se tient sur la rive droite du Cher, square Fargin-FayoUe. Elle a pria immédiatement une grande extension.

Congrès des Chambres de Commerce. — Sur l'initialive de la Chambre de Montluçon, un important congrès fut tenu dans celte ville, les 24, 25, 26 septembre 1900, auguel prirent part les délégués de trente-trois chambres de commerce du Midi, du Sud-Eat, du Centre et du Sud-Ouest de la France.

La présidence de ce congrès fut dévolue au président de la Chambre de Commerce de notre ville et furent désignés comme assesseurs, MM. les Présideals ou délégués des Chambres de Commerce de Lyon, Marseille, Bordeaux et Nantes.

Quatre*vingls délégués des chambres de Commerce suivantes répondirent & l'appel.

Angers Marseille

Angoulème Moulins

Aurillac Nantes

Avignon Nevers

Bergerac Orléans

Blois Périgueux

Bordeaux Le Puy

Bourges Roanne

ChÂlon-sur-Saône Bochefort

Chùteauroux La Rochelle

Clermont-Ferrand Saint-Etienne

Dijon Saumur

Guéret Thiers

Limoges Tours

Lyon Tulle

Mdcon Valence

et prirent part aux travaux de ces conférences.

Cette grande manifestation industrielle et commerciale avait pour objet, l'étude générale des voies de navigation, susceptibles d'améliorer la situation économique des régions représentées.

Après trois jours de délibérations, à la séance du 26 septembre, l'accord s'est établi sur les résolutions suivantes :

1" Jonction du bassin de la Loire au bassin de la Garonne, via Montluçon en le reliant aux ports de l'Est.

2" Elargissement du canal du Berry, avec prolongemenljusqu'à Tours,

Période Contemporaine: (Suite) 421

soit par le Cher canalisé, soit par un canal latéral et création de réservoir sur le Haut-Cher, pour l'alimentation de ces voies de navigation.

3° Sur la troisième question (canal de Sancoins h Brassac et Brioude) le congrès considère comme nécessaire la mise an navigabilité de l'Allier, soit par l'amélioration de son cours, soit par un canal latéral passant par Moulins, Gannat, Riom et Clerraont-Ferrand. Il signale l'urgence de l'exécution de la section de Sancoins k Moulins, pour achever d'assurer l'alimentation du canal du Berry.

4' Sur la quatrième question (voies navigables meilleures dans la vallée de la Loire), le congrès attend avec impatience la mise à exécution par les pouvoirs publics, de la première section de Nantes à Angers; il affirme la nécessité de continuer les travaux dans les autres sections, soit en utilisant le lit du fleuve, soit par un canal latéral en profitant de l'expérience acquise dans la première section, et d'exécuter au plus tôt le canal de Roanne à Saint-Etienne et & Givors, qui doit Eaire la jonction la plus directe de la Loire au Rhône.

Sur la cinquième question (meilleures voies navigables de Marseille à Lyon), le congrès reconnaît l'urgence qui s'attache au vote par le Parlement, dans le plus bref délai, du projet du canal de Marseille au Rhône, déposé sur le bureau de la Chambre des Députés par le gouvernement.

Il reconnaît aussi l'utilité de la mise à l'étude des projets ayant pour but d'améliorer la navigation générale.

Ce congrès eut un grand retentissement dans le monde économique, et a été la cause déterminante de la création par les pouvoirs publics d'une commission spéciale, présidée par M. Lebon, ancien ministre, qui fut chargée d'élaborer un projet de loi tendant à compléter VouHUage national pour l'exécution d'un certain nombre de voies navigable» noavellee, Vamélioralion des canaux, des rivières et des ports maritimes.

Le buta atteindre était aussi louable qu'utilitaire; malheureusement pour des causes diverses, nous attendrons, sans doute, longtemps encore, la mise à exécution de l'ensemble d&ces projets qui, pourtant, ouvriraient un horizon nouveau au commerce et à l'industrie de notre chère patrie.

OrôTe des Hauts-Foumeaui. — Un crédit de 2.000 francs est voté h ta séance du 10 octobre suivant et versé au bureau de bienfaisance, à titre de secours spécial pour toutes les victimes du chômage de l'usine des Hauts- Fourneau x.-

Subvention au Comice agricole. — A la même séance, sur la demande du comice agricole le conseil vote pour l'année 1902 une allocation extraordinaire de 200 francs ; ce qui élève la subvention de 1.000 à 1.200 francs, pour permettre au comice de décerner les primes culturales

viticoles supplémentaires, qui seront distribuées au nom de la ville de Montluçon,

Société Philharmonique. — Le 15 avril 1901, de grandes fêtes populaires, comportant Teslival, concours et kermesses furent organisées en notre ville, à l'occasion du cinquantenaire de la Philharmonique.

Nos sociétés chorales et de gymnastique, la Colombe Montluçonnaise, la société de gymnastique de Commentry et beaucoup d'autres, offrirent aimablement leurs gracieux concours, en vue de rehausser l'éclat de ces fêtes qui furent particulièrement brillantes.

Les résultats artistiques et matériels dépassèrent les espérances, à la grande salifaclion de tous, et notamment des pauvres de notre ville.

Passerelle métallique sur le Cher. — Le 18 février 1902, M. le maire donne lecture d'un rapport de M. Weïss, architecte-voyer, ayant trait & un système de protection à appliquer aux garde-corps de la passerelle mélallique du Cher. D'autre part, après examen de la commission des travaux, celle-ci a adopté un treillis arrêté au fer plat horizontal de 0"'50 au-dessus du plancher. Le Maire estime que cette hauteur suffira, étant donné qu'elle atteint celle des tdies qui ont été placées aux deux extrémités de l'ouvrage et qui ont donné entière satisfaction.

Foire aux chevaux. — A la séance du G avril le maire expose : Le succès obtenu par notre foire aux chevaux, du troisième samedi d'avril, nous a décidé à en créer une deuxième qui se tiendra tous les ans le troisième samedi d'octobre; deux foires aux chevaux dans un centre comme Montluçon sont nécessaires pour répondre aux besoins des éleveurs et des marchands de la région. Adopté.

Catastrophe de St-Pierre (Martinique). — Le 14 mai, sur la proposition de M. le maire, une somme de 100 francs est votée pour venir en aide aux sinistrés et décidé qu'il sera adressé l'expression de la sympathie du conseil aux survivants du désastre et auxfamilles des malheureux qui onl trouvé la mort dans le terrible cataclysme.

Election d'us Maire. — Le 13 juillet, il est procédé à l'élection d'un maire, en remplacement de M. Constans, démissionnaire, élu député. Ont été élus : Maire : M. A. Dormoy.

3> adjoint : M. Bouillac.

M, Berthet conserve ses fondions de l""" adjoint,

Concours-Festival International. — Au cours de l'année 1902, la municipalité convoqua MM. les présidents des Sociétés musicales et de gymnastique de notre ville en vue de l'organisation d'un concours inter-

PÉRIODE CONTEMPORAINE {Suite) 433

□atioDal de musique pour l'aouée suivaate. FureoL invités par la voie de la presse, tous les éléments commerciaux et iuduatriels & prêter leur collaboration à l'œuvre et à constituer les diverses commissions d'organisation. A la suite de plusieurs réunions plénières, il fut décidé que le grand concours musical aurait lieu les 15 et 16 août 1903.

Nous avons été heureux de constater que dans cette circonstance, où on faisait appel & la bonne volonté de tous, les habitants rivalisèrent d'entrain et de zèle pour faire de leur rue ou de leur place respectives, la plus remarquable et la plus digne des prix à décerner à la voie la mieux décorée.

Nos grandes artères furent admirablement pavoisées et dans l'intervalle de ces pavoîsements étaient intercalés des motifs décoratifs du plus bel effet.

A ce tournoi artistique, les musiques du 13* corps. Ecole d'artillerie, 92^ lOS» et 121* de ligne furent tout particulièrement acclamées.

Le dénié fut splendide et la distribution des récompenses des plus imposantes.

La statistique a établi que 20.000 étrangers étaient accourus de toutes parts, pour assister aux brillantes fêtes organisées à l'occasion de ce concours-festival civil et militaire.

Ce souvenir sera inoubliable pour nos concitoyens.

Installations hydro-éleotriques sur le Cher. — Dès sa création, notre Chambre de Commerce se préoccupa de l'établissement d'un vaste réservoir d'eau sur le Haut-Cher, en vue d'augmenter le débit d'eau de la rivière, d'assurer l'alimentation du canal du Berry et d'éviter le chômage de nos usines et manufactures, par le fait des sécheresses estivales.

Les études sur ce sujet furent multiples et ses efforts incessants pour en obtenir la réalisation ; en 1903 elle s'empressa d'en faire l'objet d'une des premières questions à élaborer au grand congrès tenu en notre ville en 1900.

La municipalité s'en occupait de son cété, en vue d'assurer le service d'un projet qui lui était cher « le tout à l'égout i. Et nous l'avons vu, elle fit étudier par l'architecte- voyer, divers projets susceptibles d'en assurer le fonctionnement.

Ces élémenls divers appelèrent l'attention d'uu groupement industriel qui fonda la Société d'étude des forces hydro-électriques du Cher, à double but :

1° Celui de fournir le moyen de procurer l'eau nécessaire aux besoins de la ville.

2<> Celui de créer une distribution d'énergie électrique, destinée, soit i l'éclairage et an chauffage, soit aux besoins industriels ou autres de la région.

iSi Histoire de MontlUçok

Pour atteindre le but, MM. Mialaud Père et Fils et Payard, au courant de la situation, qui avaient pris l'initiative de ladite Société d'étude, se mirent en rapport avec la municipalité, et les premiers pourparlers engagés eurent lieu en janvier 1903.

Deux contrats intervinrent, l'un pour fourniture à la ville d'un volume d'eau llxé, moyennant une subvention déterminée ; l'autre pour distribution d'énergie électrique.

Ces deux traités furent ratifiés par le conseil municipal, dans sa séance du 6 août 1003. En conséquence, la municipalité estimant les conventions avantageuses pour les intérêts de la ville, délaissa le projet qu'elle avair, elle-même, fait primitivement établir.

En ce qui concerne l'homologation par l'administration supérieure, la procédure à suivre est toute différente pour chacun d'eux ; le premier devant être approuvé par décret en Conseil d'Etat, le second seulement par le préfet.

Le premier devant suivre la demande que la ville introduira pour la distribution de l'eau ; quand au second il a reçu la sanction préfectorale  la date du 5 mai 1904.

La Société d'étude n'attendait que cette dernière formalité pour procéder à la constitution de la société anonyme qui doit se substituer à elle pour l'exécutioD des travaux et pour l'exploitation de l'usine électrique.

C'était en réalité, sur le traité pour distribution d'énergie que repose l'afTaire, économiquement parlant, la société anonyme ne pouvait se constituer, tant que ce traité n'était pas exécutoire.

Voilà où en est la question.

Le projet aboutissant, d'intérêt local avec t'eau pour Mootluçon, d'intérêt régional avec le transport k distance de l'énergie électrique, ces importantes réserves d'eau serviront encore, avec l'existence forcée qu'elles donneront au canal du Berry, la cause de l'intérêt général.

Hunicipalité nouvelle. — Depuis 1892, la ville de Montlufon était administrée par un conseil municipal socialiste ; au scrutin du 8 mai 1904, deux membres seulement de ce conseil, MM. Bouillac et Berthet, furent réélus ; les vingt-liuit autres candidats élus, appartenaient à la liste, dite « l'Alliance Républicaine *,

Ce sont : MM. Auraoine, Aupelit, Bailly, Berchon, Berlhomier, Bouchauveau. Boucher, Caillet, Cheville, Forest, Gérôme, Giraudon,. Gourbier, Labre, Lafaure, Mathely, Moreau, Nicotaon, Peigner, Pellissier, Père, Petiljean, Rivaudon, Robin, Rougeron, Tallet, Thévenet, Tronget.

Sans vouloir examiner les diverses circonstances qui ont déterminé

PÉRIODE CONTEUPORAINE (Suite) 425

l'échec de la municipalité socialiste, il semble cependant qu'il résulte surtout des deux causes suivantes :

l» Du projet dit > Tout à l'Egout t, que la municipalité voulait faire exécuter iatégralemeot, s&as délai, à rencontre de la majorité de la population, qui, quelques mois avant les élections, avait manifesté ses sentiments à cet ^ard par une pétition défavorable, qui avait réuni environ 4.700 signatures ;

2« Par l'abandon du projet de construction de casernes pour l'installation d'un régiment complet à Uoatlucon, projet qui a la préférence de la majorité des habitants et dont l'exécution, il y a lieu de le penser, contribuerait sérieusement audéveloppement età la prospérité de notre ville.

Les nouveaux conseillers, convoqués par M. A. Dormoy, ancien maire, se sont réunis k l'hôtel de ville, le 15 mai, à l'efTet de procéder à la nomination des maire et adjoints.

Dès l'ouverture de la séance M. Dormoy prononce quelques paroles pour mettre en parallèle l'attitude de l'ancienne municipalité opportuniste, qui, battue il y a douze ans, abandonna l'HAtel de Ville le lendemain de l'élection, sans assurer |e service municipal, tandis que la municipalité socialiste a fait son devoir jusqu'au bout.

< Nous sortons d'ici la tète haute, dit-il et sans regrets, car nous sommes sûrs d'avoir pendant notre gestion, fait ueuvre utile.

■ Nous croyons avoir toujours soutenu la cause du prolétariat, soit dans les grèves, soit dans les chômages; en un mot d'avoir pris constamment la défense des ouvriers contre leurs exploiteurs. •

Le doyen d'âge des nouveaux conseillère, invite ensuite l'assemblée à procéder & la nomination de la municipalité.

Ont été élus : Maire : M. Caillet.

Adjoints : MM. Boucher et Giraudon.

Au cours de cette installation, M. Caillet, maire, a prononcé l'tUlocutiOD suivante ;

* Mc3 clier» Collâguea,

« Ce ii'esl pas sans une profonde émoiion ifue je me lève pour vous remercier de

■ l'honneur que vous me faites en m'appelant A présider et à diriger vos travaux.

■ Que n'en avcz-vous choisi un plus digne t La lAchc csl lourde, je ne me le dissi-

■ mule pas, je m'efforcerai ccpendanl de la remplir au mieux des intérêts de notre < chère cité monUuconnaise, eerlain que je suis de trouver en vous des coilabora- « leurs éclairés dont la bonne volonté égalera toujours le dévouement.

a Nous puiserons dans la conliance que nous ont marquée les électeurs et dans

• la reconnaissance que nous leur devons, les forces qui nous seront nécessaires

■ pour mener à bien l'administration de notre ville. De suite, nous nous applique- I rons à l'exécution de noire programme municipal, réalisant ainsi les promesses

• que nous -avons faites et auxquelles nous demeurerons siucèhiment attachés et

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■4i6 Histoire de Montluçon

r loujouH Kdèlos Nous rechercherons les économies qui peuvent élre réalisées dans

• le budget et votre élu en donnerd lui-même le premier exemple.

■ L'ère des lulles politiques est terminée, la tâche administrative commence.

• Déjà nous avons oublié les querelles. Nous accueillerons avec bienveillance et

• nous examinerons sans parti pKs, toutes les demandes qui nous seront adrcS' f sées ; nous nous efforcerons de tenir la balance égale entre tous, spécialement « entre tous les travailleurs monlluçonnais, à qui notre sollicitude ne fera jamais ■ défaut ; nous marcherons résolument dans la voie du progrès ; certains d'assurer

• ainsi la prospénté et le développement de notre chère cité.

« En un mol, nous ferons de l'administration et non de la politique.

K Mes cliers collègues, recevez une fois de plus, nos bien sincères remercie-

• mcnls. SoyeE nos interprètes auprès du corps électoral, soyez nos interprètes « auprès de tous les montluçon nais. Encore une fois merci ■.

La publication de cet ouvrage étaot immioeate, nous -nous arrêterons ai; seuil de l'ère nouvelle qui commence pour notre cité.

En raison des transformations incessantes efTectuées depuis un demi siècle dans notre ville, les vestiges du passé s'y raréfient d'année en année : les portes de ville ont disparu ; les fossés des fortiQcations, comblés et nivelés, ont été convertis en jardins, ou ont servi, en maints endroits, d'emplacements pour l'édification de la plupart des maisons du cAlé nord du boulevard ; il n'existe plus que des ruines du mur d'enceinte; de nombreuses constructions du moyen-ige ont fait place à d'autres de goût moderne.

Cependant rhépital, la mairie, la sous-préfecture sont encore installés dans des immeubles, où, durant des siècles, des religieuses ont prié et des moines ont chanté matines ; le ChAteau, vieux témoin de la puissance seigneuriale, continue & dominer la ville de sa masse imposante ; les deux vieilles églises, belles encore dans leur vétusté, persistent à braver les siècles comme pour témoigner de la foi de nos pères qui les ont élevées ; enfin de nombreuses tours, assez bien conservées, rappelleront longtemps encore aux générations futures, les luttes que leurs ancêtres ont eu à soutenir contre l'Anglais, notre ennemi séculaire.

Mais c'est surtout à partir de l'année 1840 que notre ville a réellement progressé et que l'aisance générale s'y est accrue.

Sans doute, nos pères manquaient de notre luxe actuel ; mais il y a lieu de penser qu'ils n'eurent pastropà en souffrir ; en effet, ce luxe étant & l'époque, le privilège de quelques-uns seulement, ils ne purent guère l'apprécier, ni l'envier. Ils avaient d'ailleurs des mœurs simples, étaient sobres et robustes ; ils se récréaient par des distractions peu coûteuses et des fêtes sans fastes, ce qui ne les empêchait, à l'occasion, de montrer qu'ils avaient au cœur le sentiment du devoir et de la liberté.

PÉRIODE Contemporaine (S«i(e) 427

Certes, on oe saurait mécoonaltre lesnombreux bienfaits résullantdes découvertes de la science moderne ; mais nous devons nous mettre en garde contre nous-mêmes, conserver un peu de la vie simple de nos ancêtres, et nous persuader que ce n'est pas en nous créant incessamment de nouveaux besoins, que nous serons de plus en plus heureux ; l'excès, même dans les choses les meilleures, n'amène jamais de bons résultats.

Dès le temps des consuls, et sous tous les régimes, on l'a vu, Montluçonapresque toujours été administré par des hommes intègres etdévoués & la chose publique.

Aussi, espérons-nous que la nouvelle municipalité ne faillira pas & SCS devoirs et qu'elle consacrera tous ses efTorts au développement industriel et commercial de notre chère cité, tout en sauv^ardant les intérêts généraux de ses habitants et en améliorant, dans la plus large mesure, le sort des déshérités, si nombreuxencore autour de nous.

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DEUXIÈME PABTIE

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l'Antique Cixtt F£odal.e:

traNsformëg: bn Ville Manufacturière

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L'Antique Cité: Féodale transformée en ville industrielle

Le Canal du Berry (1884). — Société anonyme de Coiumentry> Fourchambanlt & DeoazeTiUe (1840). — Verreries Duohet (1842). — Compagnie des Forges de Ch&tiUon-Commentry & Neuves-Maisons (1845). — Usines de Saint-Oobain : Qlacerie * et Produits Chimiques (1846). — Usine à Qaz et Station Eleotrique (1856). — Chemin de fer d'Orléans (1859). — Ateliers de la ViUe-Oozet (1864). — Usine des Fera Creux (1865). — Machines à coudre (1804). — Manufacture de faux-cols et manchettes (1897). — Industries diverses. — Déduction.

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