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ARCHÉOLOGIE LE THEATRE

et successivement ceux de Belléroplion ^ de Pliaéion^ d'Alcesie et autres.

Plus tard, la ville loua une salle dans la rue des Etuves qu'elle transforma en salle de spectacle, et dont la Chapelle des Pénitents-Bleus occupe de nos jours l'emplacement.

Malgré deslettres patentes accordées par Louis XIV, en 1740, à un citoyen de Montpellier, Antoine Rey, la ville fut privée de salles de spectacle jusqu'à ce que le maréchal duc de Richelieu, commandant en chef dans le Languedoc, incitât la municipalité à exécuter elle-même ce que les particuliers n'avaient pu faire. Les plans de Mareschal, directeur des fortifications de la province, furent adoptés et Ricard, déjà adjudicataire des travaux de l'aqueduc, soumissionna au prix de 83,000 livres. Les travaux s'élevèrent à 270,000 livres. Le théâtre fut inauguré le 20 décembre 17^5. Un incendie le détruisit dans la nuit du 17 au 18 décembre 1785.

La salle était réputée une des plus coquettes de la province ; l'acoustique en était excellente ; et sa coupe en était si heureuse que, de tous les points, on apercevait aisément la scène, dont la profondeur atteignait 20 mètres à partir de la rampe; en outre toutes les commodités s'y trouvaient réunies.

Deux grands vestibules précédaient la salle; celui d'entrée avait à sa gauche un corps de garde, à sa droite, un café; un autre de forme ovale, venait à la suite. La salle des Concerts, dont les cinq grandes fenêtres tombaient sur la place de la Comédie, occupait toute la largeur de la façade du monument.

Un arrêt du Conseil d'Etat du 3 avril 1786, autorisa la reconstruction de la salle de spectacle selon les plans et devis de Donnât et Lenoir et sous leur direction; la nouvelle salle fut inaugurée le i^"^ octobre 1787. Donnât fut couronné aux premières loges 4e la main de l'intendantj M. de Ballainvillers,

Le théâtre fut incendié pour la seconde fois dans la nuit du 6 au 7 avril i8Si.

Reconstruit sur le même emplacement, à la suite d'un concours et d'après les plans de M. Cassien- Bernard, il a été inauguré le i^'" octobre i888.

Fontaine des Licornes. — Elle est aussi désignée sous le nom de Chevaux-Marins. Elle fut commandée par la ville au sculpteur d'Antoine en l'honneur du marquis de Castries , vainqueur à la bataille de Clostercamp en 1768. Au-dessous des licornes est un bas -relief représentant une épisode de cette bataille. On s'explique le sujet choisi par le sculpteur ; les licornes sont les supports héraldiques des armes de la famille de Castries.

Erigée primitivement sur la place des Etats-de- Languedoc, près la pharmacie Gély, on la transporta en 1860 à l'extrémité nord de la place delà Canourgue.

Fontaine de Cybèle. — Au milieu du square de la Préfecture, cette fontaine, due au sculpteur Journet, représente la déesse Cybèle, assise, appuyant une de ses mains sur un écusson aux armes de la ville. Dans la partie inférieure trois têtes de lions donnent l'eau dans une vasque. Avant l'ouverture de la rue Nationale elle se trouvait sur la petite place de la Préfecture.

Fontaine des Trois-Graces. — Sur des rochers couverts de lierre se dresse le groupe des Trois- Grâces, dont les formes gracieuses font l'admiration depuis plus d'un siècle des étrangers. Trois groupes d'amours cherchent à retenir des tortues ou se reposent sur elles et complètent l'ensemble de ce monument.

Lors de l'agrandissement de la place de la Comédie, on a transporté cette fontaine à une plus grande distance du théâtre ; la vasque a été agrandie ainsi que la hauteur du socle sur lequel repose le groupe.

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