‹ Histoire de MontpellierChapitre 89 sur 145 · PLACES · texte numérisé non relu

PLACES

Agde (Plan d'). — Le roi Jacques P', seigneur de Montpellier, Linféoda aux évêques d'Agde. Ce privilège a existé jusqu'à la fin du régime féodal.

Cabanes (Plan). — Pons de Cabanes était consul en 1777; sur cette place se trouve une croix plantée en 181 6.

Canourgue (Place et Rue). — Canourgo, église de chanoines, ou toute autre construction faite par eux. Aux abords de cette place se trouvaient les habitations de plusieurs chanoines du chapitre de Maguelone. A l'ouest, s'élevait la chapelle de Sainte-Croix. La croix qui se trouve à l'extrémité fut plantée parles Pénitents en 1625. Démolie en 1791, elle fut réédifiée en 1848. Sur un des côtés se trouve l'Hôtel de Ville. L'évêque Pierre de Fenouillet, après le siège de 1622, forma le projet de construire sur son emplacement une nouvelle cathédrale ; on en voit encore les fondements le long de la rue Saint-Pierre. Le cardinal de Richelieu suspendit les travaux. La fontaine des Licornes se trouve à l'extrémité nord de cette place ; elle y a été transportée en 1863.

Carnot (Place). — Devant l'église Saint-François ; désignée ainsi lors du passage, à Montpellier, de Carnot, président de la Répubhque, en 1890.

Castellane (Place). — Ainsi nommée pour perpétuer le souvenir de la pose de la première pierre de la Halle-Neuve par le général Castellane, en 1860.

Castries (Place). — Très ancienne famille du pays. Ce nom figure constamment dans la liste des consuls du xin^ siècle.

CilvENOLs (Place des). — A disparu lors de l'établissement de la grande place de la Préfecture. Elle

servait autrefois de point de réunion aux habitants des Cévennes qui venaient se louer à Montpellier pour la moisson ou les vendanges. Les journaliers s'y réunissent encore le dimanche matin. C'est ducôtéde la façade ouest de la Préfecture que se trouvait autrefois la fameuse maison de la Cour du Bayle ; en 1583, on y construisit le Grand Temple protestant, qui passait alors pour le plus beau de l'Europe. Sur la place, au milieu d'un petit square, on voit aujourd'hui une fontaine avec une statue de Cybèle, due à Journet, du Vigan.

Etats du Languedoc (Place des). — Précédemment Place des Licornes, parce que l'on y voyait la fontaine des Licornes qui, actuellement, est sur la place de la Canourgue. Le nom actuel rappelle le souvenir des Etats du Languedoc qui se tenaient à l'ancien hôtel de ville, et qui s'assemblèrent à Montpellier sans interruption, depuis 1738 jusqu'à leur extinction en 1789. Sur cette place se voit la halle couverte, élevée en 1806, sur l'emplacement de Notre-Dame-des-Tables. C'est à l'endroit où se trouve la croix de la pharmacie Gély que les exécutions capitales avaient lieu.

Jacques-Cœur (Place), autrefois place Brandille. — — Afin de donner plus de clarté à la rue de l'Eguilerie, on proposa de faire une place et de lui donner le sobriquet du personnage qui avait été des plus zélés à faire réussir le projet.

Farges (Pont et Rue de). — Jacques de Farges, parfumeur renommé, eut l'honneur de recevoir chez lui Charles IX. Quelques années après, on trouva dans sa maison des armes et de la poudre (il était protestant). Il fut arrêté en 1569, mais le peuple courant à l'hôtel de ville, le prit et le pendit aux plus hautes fenêtres de sa maison à laquelle on mit le feu.

Marché aux Fleurs (Place du). — Elle portait primitivement le nom de Place des Capucins. Les

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