‹ Histoire de MontpellierChapitre 98 sur 145 · DÉSIGNATIONS DIVERSES · texte numérisé non relu

DÉSIGNATIONS DIVERSES

Ancien-Courrier (Rue de T). — La poste s'y trouvait autrefois ; on l'appelait rue des Messagers avant 1760 et rue du Courrier de 1760 à 1852.

Ancienne-Poste (Rue de T). — La poste aux chevaux était dans cette rue avant l'établissement des chemins de fer.

Arc-des-Mourgues (Rue de T). — Au-dessus de cette rue était autrefois un arceau servant de communication entre deux maisons d'un même ordre de religieuses. La communication se fait maintenant au-dessous du sol. (Mourgue, en languedocien mourgo).

Berger (Rue du). — Ancien nom populaire dont l'origine est oubliée.

Bonnes-Nouvelles (Boulevard des). — Le courrier

MONTPELUFR

qui apportait la nouvelle de la délivrance d'Orléans, s'arrêta dans le faubourg Saint-Denis, en attendant qu'on ouvrît les portes de la ville. On construisit une chapelle sous le nom de Noire-Dame-de-Bonlies-Nouvelles^ à l'endroit où le courrier s'était arrêté.

C.\NNAu (Rue du). — Astruc et les vieilles Chartes écrivent Campnau, Campus novus.

Carré-du-Roi (Rue du). — Le jardin des Plantes, lors de sa fondation (1593), comprenait toute la pente qui s'étend depuis la route de Ganges jusqu'à la colHne du Peyrou. L'emplacement du jardin actuel était une pépinière [seminarium] ; le jardin aujourd'hui réservé au rectorat était appelé Carré-de-la-Reine et la partie méridionale Carré-du-Roi.

Coquille (Rue de la). — Ainsi nommée par allusion à la burlongue en forme de coquille placée à un des coins de cette rue. Œuvre hardie de l'architecte D'Aviler, une des curiosités de la ville. On l'appelait autrefois Coquille-de-Sarret, du nom du propriétaire.

Coste-Frège (Rue). — Cette rue s'appelait, avant 1788, rue la Teinture-Vieille. Coste brege signifie quartier froid, et ce nom s'applique bien à cette rue et à ce quartier, exposés à recevoir le vent du nord. (>e fut un des derniers peuplés de Montpellier.

Cope-Cambes (Impasse et Rue). — Nom populaire dont l'origine est oubliée. Son étymologie paraît indiquer un endroit dangereux pour les passants pendant la nuit.

Cros-d'aou-biou (Rue du). — Désignée aujourd'hui sous le nom de Creux-du-Bœuf (Cros en patois. Creux, fossé) ; cette rue, plutôt rurale qu'urbaine, était autrefois un dépôt de fumier. Son nom est mentionné dans les actes.

Embouque-d'Or (Rue). — D'Aigrefeuille appelle cette rue Bouques d'Or et encore plus simplement Bouque d'Or. Un Jean Bocador (Johannes Bûcha Ossis), connu en 1207, aurait préparé l'entrevue du

RUES : DésiGNATïONS DIVERSES

roi Pierre d'Aragon avec la reine Marie, etla conception de son fils.

Etuves (Rue des). — Les Etuves (ou Bains de Montpellier) se trouvaient dans cette rue ; d'où vient que les anciens documents l'appellent souvent rue des ^^/«5. Les étuves avaient été établies parGuillemVII en 11^6. Elles furent agrandies parles rois d'Aragon. « On y voyait, dit d'Aigrefeuille, un grand puits-àroue, avec des canaux pour porter l'eau dans les cuves ; des fourneaux pour échauffer les bains, et des belles chambres. Les femmes qui sortaient de couches, et ceux qui avaient des douleurs s'y faisaient porter jusqu'au temps de Rondelet qui mit en vogue les bains de Balaruc. »

Grand'Rue. — Ce fut toujours une des plus grandes artères de Montpellier. Au xiv® siècle, ou même avant, elle portait le nom de Trepassens (Carrier a Trespassantis), non, comme on pourrait le croire, pour marquer qu'il y passait beaucoup de monde, mais parce qu'il y habitait une famille de ce nom, famille ancienne et considérable, dont les membres avaient été souvent appelés au consulat. Vers 1700 elle reçut le nom de G'-and'Rue, puis reprit celui de Trépassens jusqu'en 1788. Dans sa partie inférieure jusqu'à la rue de l'Argenterie, elle est désignée, dans d'Aigrefeuille, sous le nom de rue de la Saunerie, puis rue du Cygne à partir du logis de ce nom, lequel occupait l'emplacement du numéro 27 actuel, ou encore rue de la Coutellerie jusqu'à son extrémité.

L'espèce de carrefour formé par la jonction de cette rue avec les rues de Sainte-Foy, du Gouvernement et du Cardinal s'appelait autrefois Carrefour de la Pierre, et c'est là que les étudiants du xvi^ siècle établissaient en plein air le théâtre où ils jouaient leurs pièces avant le banquet des Rois.

F0URFOUILLÊRE (Rue). — Fourfoulièro^ en languedocien, signifie embarras, trouble, remue-ménage,

MONTPELÏ.IîR

Jardin de la Reine (Rue du). — (Voir rue du Carrédu-Roi).

Maréchaussi-e (Rue de la). — La maréchaussée s'y trouvait autrefois.

Monnaie (Rue de la). — S'est appelée aussi rue de la Ferraterie. C'est dans cette rue et à peu près à l'endroit où se trouvent les bâtiments de la Miséricorde qu'était situé l'établissement monétaire des rois de France, de 1340 à 1704.

Multipliants (Rue des). — C'est dans cette rue que se réunissait la secte des Multipliants.

Observatoire (Boulevard et Place de 1'). — Nom tiré du voisinage de l'ancien Observatoire. La place a reçu successivement les noms de Plan de la Croix-de- Fer, de la Saunerie, du Parc.

Om (Plan de V). — Ce nom vient-il de ce qu'il y avait un Om (ormeau), sur cette place, ou bien de l'ancienne famille des Om, de Ulmo ?

Pastourel (Plan). — Nom d'une ancienne famille. Sur cette petite place s'élevait, au xiii« siècle, le palais de Tournemire, où, le i^^* janvier 1208, naquit Jacques, le fils de Pierre d'Aragon et de Marie, héritière des Guillem.

Perruque (Rue de la). — Cette rue s'appelait autrefois chemin de la Perruque.

Plan de l'Olivier (Rue du). — Très probablement ainsi désignée parce qu'il y avait un olivier sur cette place. En 1690, on y pendit un enfant de 18 ans, nommé Olivier, accusé d'avoir prêché, baptisé et imposé des ministres dans les Cévennes.

PuECH-PiNSON (Rue). — Ce nom, à moitié français, altère le nom languedocien qui est Puech-Pinsou : Pinsou, en languedocien, signifie filou et non pinson.

Raffinerie (Rue de la). — Cette rue conduit à une ancienne raffinerie.

TRésoRiERS-DE-FRANCE (Rue des). — Le bureau des

RUES : I^COÎ.ES, COLLKGFS

Trésoriers de France était situé dans cette rue depuis 1632 (n*' 10).

Trésoriers-de-la-Bourse (Rue des). — Les Trésoriers de la Bourse des Etats de Languedoc logeaient dans cette rue et dans la maison qui porte aujourd'hui le no 4.

Valfhre (Rue de la). — On n'est point fixé sur l'origine et la signification de ce nom, qui est celui d'une des plus anciennes rues de Montpellier.

Vieille-Intendance (Rue de la). — Dans cette rue logeaient les Intendants de la Province, avant d'habiter Thôtel de la Préfecture, où ils furent transférés vers 1700.

ViLLEFRANCHE (Rue de). — Sur ce point existait, dès le XII® siècle, un quartier ou faubourg, appelé Villefranche, compris entre la porte du Pila-Saint-Gély et la porte de la Blanquerie.

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