CHAP, IX. — ASCENSION
faire un jour de sabbat; et, pleins de joie, ils rentrèrent à la ville. On les voyait chaque jour au Temple, louant Dieu et le bénissant '. »
Sur cette montagne des Oliviers, à l'endroit même où le Fils de Dieu monta au ciel, l'impératrice Hélène fit construire la basilique de l'Ascension, Heureux le pèlerin, dont les lèvres ont pu baiser, après dix-huit siècles, la dernière empreinte que le pied de Jésus laissa sur notre terre ! Plus heureux celui qui a gardé la foi des Apôtres , et qui n'a pas trouvé, dans l'Evangile même, «un sujet de scandale et de chute! » Le voilà, dans son incomparable majesté et dans sa simplicité divine, ce Livre, qui a donné et donnera au monde une vie immortelle! Dans un monastère du Sinaï, au berceau même du Pentateuque, on vient de découvrir le plus ancien exemplaire connu de l'Evangile. C'est un manuscrit grec, qui remonte au iv^ siècle. Ce parchemin, si longtemps oublié, reproduit, mot pour mot, notre texte actuel ; il semble que la Providence l'ait tenu en réserve, pour confondre les dernières arguties du rationalisme expirant. Il est donc authentique, ce Livre ! Nous espérons l'avoir démontré. Mais décrira-t-on jamais les sources de joie ineffable, qui jaillissent de chacune de ses pages? Au moment de les quitter, ces pages arrosées de tant de larmes, au moment de nous séparer du Jésus de l'Etable, du Jésus de la Croix, du Jésus de l'Ascension, notre cœur et nos
' Marc, XVI, 19. Luc, xxiv, 50-53. Act. i, 9-12.
yeux restent fixés vers le ciel, où il vient de disparaître. Puisse4-il envoyer à ceux qui le méconnaissent encore, l'Ange de la vérité, qui leur dira, comme aux Apôtres : « Jésus, qui vient de monter aux cieux, en descendra de même un jour ! »