CHAP. XI. — ASCENSION
Apôtres doivent enseigner, ils ont la tradition de la doctrine. Les fidèles doivent recevoir l'enseignement et croire la doctrine. Ces conclusions ressortent directement du texte de l'Evangile. Elles sont d'une simplicité élémentaire; un enfant les comprendrait. Pourquoi donc tant d'obstination dans l'erreur?
16. « Jésus, reprend l'historien sacré, continua à ins- Promesse du
. . , ., , . , ,. ., . st. Esprit.
Iruire ses Apôtres. Quand j étais avec vous, leur dit-il, je vous ai dit : 11 faut que tout ce qui est écrit de moi, dans la loi de Moïse , les Prophètes et les Psaumes, reçoive son accomplissement. — Alors il leur ouvrit le sens, pour comprendre les Ecritures, et il ajouta en terminant : Voilà ce qui fut écrit. Ainsi il fallait que le Christ souffrît, et que, le troisième jour, il ressuscitât d'entre les morts. Et maintenant, il faut que la pénitence et la rémission des péchés soient prèchées, en son nom, à tous les peuples, en commençant par Jérusalem. Or, c'est vous qui devez être mes témoins. Pour moi, je vais vous envoyer Celui que vous a promis mon Père. Demeurez donc dans cette ville, jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la force d'en haut. — Seigneur, demandèrent les disciples, sera-ce alors que vous rétablirez le royaume d'Israël? — Il leur répondit : Ce n'est point à vous; de connaître les temps et les heures, que le Père a marqués dans sa puissance. Mais vous recevrez la vertu de l'Esprit-Saint, qui surviendra en vous, et vous serez mes témoins, à Jérusalem , dans toute la
Judée, à Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre '. » Le Père a donné son Fils pour le salut du monde; le Fils a fait connaître aux hommes le Père, avant de remonter dans son sein. Une troisième personne divine, TEsprit- Saint, va descendre, pour s'unir à l'Eglise, et contracter avec elle cette union féconde qui régénérera la terre. Nos lettrés ont feuilleté toutes les pages de l'Evangile, sans y rencontrer, disent-ils, « ni théologie, ni symbole, ni rien qui ressemble à un dogme tant soit peu défini -. » Cet aveu ne fait pas honneur à l'intelligence de nos lettrés ! Ascension. 17. « Après Icur avoir parlé ainsi, dit l'historien sacré, Jésus les conduisit hors de la ville, sur le chemin de Béthanie. Levant les mains, il les bénit; et pendant qu'il leur donnait cette bénédiction suprême, ils le virent s'élever au-dessus de leur tête, et monter au ciel, où il est assis maintenant à la droite de Dieu. Une nuée vint le dérober à leurs yeux. Comme ils le suivaient du regard, pendant qu'il allait au ciel , voici que deux hommes , aux vêtements blancs, parurent à leurs côtés, et dirent : Galiléens, pourquoi rester ainsi debout à regarder le ciel? Jésus, qui vient d'y monter devant vous, eu descendra de même un jour! — A ces mots, ils se prosternèrent, pour adorer. Ensuite ils quittèrent le mont des Oliviers, éloigné de Jérusalem de l'espace de chemin qu'il est permis de
' Luc, XXIV. 4i-i9.
* Vie de Jésus , p. 297.