B, 876, fM a4o et suiv., f»« 289 et suiv
8. Lepagi, Les Archives de la Meurthe, l. IV, p. i5G. g. B, 376, (• aSg.
que année, le 24 juin et le 24 décembre, sur la cellérerie de Nancy*. Concessions illusoires ! Aucun moulin ne fut élevé à Clairlieu ; et, lors des malheurs de la Lorraine, Ton cessa de payer la rente. Le duc sut mettre en valeur cette acquisition qui lui coûtait si peu. Les Grands-Moulins, détruits parles Français lors du siège de i633, furent reconstruits et tout autour se groupèrent divers étiblissements industriels : moulin à poudre, batterie de cuivre ou d'airain, moulin à foulon pour dégraisser les draps, et même, en lySS, papeterie*.
Ferri III, qui avait accordé à Clairlieu le monopole de faire de la farine aux environs de Nancy, témoigna encore par d'autres dons sa bienveillance aux religieux. Par charte du 12 novembre 1271, il leur permit de prendre 4o sous toulois sur les revenus du four sacré'; il leur confirma aussi de nombreuses donations faites par des particuliers^.
En février i3ii, les moines de Clairlieu acquirent dans la ville de Nancy un immeuble important. Jean, autrefois curé de Tonnoy et chanoine de Liverdun, céda à Tabbaye une maison à Nancy « séant en la rue de la Poterne con dit Crosat » avec tous les jardins qui se trouvaient autour ^ En octobre 1822, le duc Ferri IV confirma cette donation. En Tannée i35o, les religieux achetèrent à Jean de Buissoncourt, demeurant à la Malgrange^, une maison voisine ; ils firent encore d'autres acquisitions dans les environs, si bien qu'ils arrivèrent à posséder des terrains considérables donnant sur la rue de la Poterne (notre rue de la Monnaie) et sur la rue des Écuries (aujourd'hui impasse du Bon-Pays?). Les maisons sur la rue de la Monnaie devinrent l'hôtel de Clairlieu (if* 3 et 5 actuels). Là résidaient les religieux que les affaires appelaient à Nancy ; là ils pressuraient le raisin de leurs vignes*. Plus tard, ils crurent plus avantageux de faire de l'hôtel une maison de rapport ; ils la louèrent à divers particuliers. Vendue comme bien national pour 1 1 ,000 livres, elle a subi en ce siècle de grandes modifications. I^e corps principal (n® 5) a été démoli en 1868 et a fait place à une demeure très élégante. Sur la rue des Écuries^ les religieux élevèrent de petites masures qui étaient louées à des voitu^ie^s^ Et admirons la force de la tradition : le même emplacement est encore aujourd'hui occupé par un loueur de voitures.
Outre l'hôtel de Clairlieu, l'abbaye acquiert divers immeubles ou au moins
1. La coDvenlion dans le cartulaire de Nancy, B, 876, f^ 236.
2. Lepaoi, Les Communes de la Meurthe, 1. 1, p. 438; Les Archives de Nancy, t. I, p. i85-i86.
3. Lepage, L'Abbaye de Clairlieu, p. 188, n® 73. — Catalogue des actes de Ferri III, n* «07.