‹ Histoire de NancyChapitre 104 sur 642 · A. D., série H, 489. Tonnoy, canton de Saint-Nicolas · texte numérisé non relu

A. D., série H, 489. Tonnoy, canton de Saint-Nicolas

6. C'est là peu^-ètre la plus ancienne dénomination de cette ferme.

7. Tous ces documents. H, 489. Les religieux croyaient à tort que l'hôtel de Giahiieu leur avait déjà été donné par Mathieu I®', pour y faire un hospice. Les documents cités par nous détruisent cette opinion.

8. Lepage, C Hôtel de la Monnaie (M. S. A. L,, 1887, pp. 137-139).

9. H, 541. Ces masures, au nombre de deux, furent démolies quand l'on perça la rue des Midiottes. Le locataire, Joseph Le Vacque, voiturier, s'engagea à les rebâtir.

l'hôtel de GLAIRLIEU. IO7

des cens sur une série de maisons à Nancy. En i352, elle achète une moitié de maison au lieu du Châtel, à côté de son moulin, à Gérard l'Arbalétrier. En 1367, Thierry de Lenoncourt lui assigne 60 sous de rente sur une maison « au bout de la halle, en leu comme on dit on Chastel ». Eile se procure une autre maison en i4i7 près la porte Saint-Nicolas; c'est la porte sud de la Ville- Vieille. Elle possède une masure rue Reculée — notre rue Jacquard. Enfm, elle reçoit des cens sur des maisons près de la porte de la Craffe (i 374), rue de THôtel-Monsieur-le-Duc (i4o2), rue du Haut-Bourget (i4o5), rue Lormerie (1426), rue le Bailly (i443), rue de la Mesclerie (i453), rue Callebray (1499)'. Tous ces revenus, peu importants chacun pris à part, mais formant masse, paraissent avoir été perdus quand au xvi* et au xvn* siècle l'abbaye fut mise en commende. Il n'en restait rien au moment de la Révolution. A cette époque étaient aussi aliénées les maisons que l'abbaye avait possédées temporairement Ville-Neuve, rue Saint-Sébastien (rue des Tiercelins)^.

A' côté de ces cens sur les maisons, l'abbaye avait quelques revenus sur des prés et des champs sis en la banlieue de Nancy ou de Saint-Dizier aux lieux dits : l'Orme-au-Charmois, Vacquenoux, la Chaisne, près de la Briqueterie, etc.'.

Les donations dans les autres localités de la Lorraine ne furent pas moins nombreuses. L'abbaye eut des biens à Agincourt, Aulrey, Bédon, Bléhors, Gondreville, Laxou, Maizéville, Sexey-les-Bois, Xaronvah. Jusqu'au xv* siècle, l'histoire de l'abbaye est tout entière en l'acquisition et en l'exploitation de ces biens. Aucun des abbés qui y étaient préposés n'a joué de rôle dans l'histoire^; aucun de ses moines n'a laissé de nom dans la littérature. Pendant les guerres des Bourguignons, alors que des bandes armées sillonnaient sans cesse la forêt de Haye, le couvent fut entièrement dévasté. 11 fut reconstruit, quand le calme fut revenu, vers l'année i485^; et il nous est possible de reconstituer l'aspect qu'il présentait alors, grâce à des phms du xvm* siècle et à la description de Lionnois?.

I. On trouvera tous les documeats sur les maisons de Nancy, II, 4B9 et 490. La rue de l'Hôtcl- Monsieur-le-Duc est la rue de la Cour ; la rue de Lormerie était une rue dans le voisinage de Saint-Evrc, disparue depuis longtemps ; elle est devenue par corruption rue de l'Armurerie (on a lu jadis à tort rue de Bonne-Vie) ; la rue le Bailly ou du Bailli-Simonin ou encore de la Fontaine donnait sur la place Saint-Èvre ; la rue de la Mesclerie est la rue de la Boucherie (du duc Raoul); la rue Callebray, notre me des Maréchaux.

a. A. D., H, 4go.

Page 1